Leon Lai 黎明 - The Red Shoes
- 純粹誤會 / Just a misunderstanding
- 你係我既 / You are mine (cantonese)
- 看上她 / Fallen for her
- 簡愛 / Simple love (cantonese)
- 玩笑 / Joking
- 中毒的愛情 / Poisoned love
- 不說不愛 / Don't say don't love
- Don't know what to say
- D.I.Y.
- 那天前 那天後 / The day before, the day after
- 重愛輕友 / Favor love over friendship
- 愛要去那裡? / Where does love want to go?
Avis : 
Beaucoup ont été déçus par Leon Lai après le précédent album, 北京站 (Beijing station) sorti en mai 2000. Ceci dit, de nouveaux fans naissent, amateurs de ses tubes dance (et de sensations fortes via les tympans brisés :p), comme le montre la sortie du best of Leon Club Sandwich (en deux exemplaires s'il vous plaît: cantonais et mandarin car même la culture pluri-linquisitique chinoise sert de business... pourquoi s'en priver?). Malgré tout, Leon a perdu des fans de la première heure et son album mandarin The Red Shoes rencontre donc un succès mitigé lors de sa sortie en juin 2001. De plus, le public n'a pas apprécié le livret de photos accompagnant l'album où l'on peut voir Leon boire de l'alcool ou fumer des cigarettes. L'image du beau romantique gendre idéal est donc brisée et pour se faire pardonner (et même le pardon est un prétexte pour le business), Leon ressort le même album dans une non-smoking edition, The Red Shoes... Evolution, où au lieu de boire et fumer, Leon mange des fruits! Ce The Red Shoes... Evolution n'est cependant pas la réplique parfaite de The Red Shoes, Leon ayant remplacé certaines chansons par des remixes technoïdes, eh ouais (comme ça les fans pourront payer une nouvelle fois)! Enfin, que ce soit pour The Red Shoes ou The Red Shoes... Evolution, je ne peux décidément pas cacher mon aversion pour la couverture du CD. The Red Shoes est composé de 12 morceaux dont deux se retrouvent en double. Pour ce qui est de The Red Shoes... Evolution, 11 morceaux sont disponibles dont 5 dans une version remix.
Pour The Red Shoes, Leon Lai semble revenir à un style plus proche de 非我莫屬 (No one but me), son dernier album en mandarin avant Beijing station. En effet, on ne trouvait dans Beijing Station que de la dance ou des ballades. Avec The Red Shoes, c'est l'occasion pour livrer quelques morceaux pop mid-tempo, ce qui donne donc un peu de fraîcheur à l'album. Ainsi, on commence de suite par Just a misunderstanding, un morceau R&B plutôt étonnant car la partie rap est cette fois très correcte, rien de ridicule, pas de rappeur à la réplique "intellectuelle" sortant des années 80. La musique est entraînante et même dans ma période anti-Leon, j'ai été agréablement surprise par cette chanson. Joking est une chanson pop occidental qui ne marque pas les esprits, pas désagréable à écouter mais très commun. Don't say don't love bénéficie d'une voix modifiée (comme dans les années 90) mais le morceau est plutôt cool et réussi. Enfin, le dernier morceau pop est D.I.Y. (Do it yourself), autre bonne surprise, avec musique fraîche (inspiration légèrement hip hop avec un DJ discret) et agréable puis une voix de Leon allant parfaitement avec.
L'autre bonne surprise de l'album réside dans ses tubes dance. En effet, ceux-ci bénéficient d'un petit coup de frais, dans un style différent des trucs lourds qu'il nous a pondus dans Beijing station. Le single de l'album est You are mine que l'on trouve donc en cantonais et en mandarin sous le titre Favor love over friendship. Je préfère largement la version en cantonais. Le clip est assez bizarre avec un Leon Lai qui se la joue "bad" avec son piercing au menton sur un terrain de basket complètement en image de synthèse. La chanson est plutôt "originale" avec son début qui se la joue "sensuel" avec "I like it" xD. Il y a aussi mélange de rap en introduction et conclusion, du Leon bien sûr et puis les choeurs. Morceau qu'on peut aimer comme détester. Fallen for her revient à quelque chose de plus "discothèque" avec voix modifiée (à la Cher) et rythmes techno, l'artillerie lourde de cet album. Le tout reste tout de même très supportable (sauf les "oh" des meufs xD) mais il y a un truc trop bizarre: une espèce de cri de Tarzan O_o! Leon cacherait-il une nature d'homme sauvage derrière cette apparence de bellâtre romantique? Attention les belle-mères en devenir: le gendre s'est réveillé :p! Don't know what to say est un morceau dance plutôt cool, avec encore une voix modifiée lors du refrain. J'aime bien, à écouter en été :)!
Les ballades sont peu nombreuses sur cet album. Le single de l'album est bien sûr Simple love, chanson du film Everyday is Valentine où Leon a pour partenaire la mignonne Cecilia Cheung (et dont j'ai le VCD... et où on voit un Leon très masque de Nô). Je n'aimais déjà pas la musique dans le film, cela est encore pire sans le film. Il s'agit d'une ballade à la guitare avec donc une voix de Leon peu accompagnée et franchement, on s'endort. La musique m'ennuie et la voix de Leon est bien faiblarde dessus! Et comme c'est le single, on la retrouve donc aussi dans sa version en mandarin, Where does love want to go?, que je trouve encore pire. Je trouve que les instru aussi vides et faibles ne conviennent pas à Leon qui rend les chansons plutôt soporifiques de cette manière. Poisoned Love revient à la ballade au piano. Surprise, j'aime bien ce morceau, le piano n'est pas trop romantique comme ses fameux classiques From now on (Leon Now) et If I can see you again (album du même nom). Le refrain est bien foutu car on n'a pas que le piano, ainsi la voix de Leon ne se retrouve pas totalement nue lorsqu'il chante plus fort. Accompagné d'une guitare mélancolique mais vraiment joli, Leon chante The day before, the day after que je trouve également bien agréable. Il n'est pourtant pas accompagné mais réussit à ne pas rendre la chanson soporifique. Très bonne surprise :o!
Dans l'ensemble, je trouve The Red Shoes vraiment bien. Ainsi, après la déception Beijing station, Leon a réussi à se rattraper. L'équilibre est aussi bien présent dans cet album, on retrouve autant de bons morceaux pop que dance ou encore de jolies ballades. Il semble aussi que Leon a fait quelque progrès au niveau de sa voix, comme il le prouve sur la ballade The day before, the day after où il n'est quasiment pas accompagné, ou lors des tubes dance où il arrive quand même à se faire entendre. C'est dommage que The Red Shoes n'ait pas connu le succès mérité, la faute à Beijing station. D'ailleurs, l'année 2001 fut autant un plantage par cet album qu'en concert où il ne jouait pas du tout à guichet fermé (d'après le journal lu par ma mère qui me déclarait: "Leon semble se précipiter vers sa fin"). Mes morceaux préférés sont Just a misunderstanding (rarement Leon aura aussi bien réussi du R&B), D.I.Y. (morceau le plus réussi de l'album), You are mine, Don't know what to say, The day before, the day after. Dommage que la couverture soit si laide alors que celle de Beijing station était si vendeuse.
Merci à Bobo @ Solid07
