Leon Lai 黎明 - 北京站 (Beijing station)

Publié le par a-yin


Dicographie

  1. Dream of U (Interlude)
  2. Can't Take My Eyes Off U
  3. 兩位一體 / Two in a body
  4. 全日愛 / Love the whole day
  5. 越夜越有機 / The later it is, the bigger the chance is
  6. MI - II
  7. Room 201 (Interlude)
  8. 及時擁抱 / Hugging in time
  9. 記憶的花園 / The garden of memory (mandarin)
  10. Fly me to the moon (English)
  11. 擁抱大世界 / Save the world
  12. 一秒鐘兩個世界 / The world in one second
  13. 愛天愛地 / Love heaven love earth (mandarin)
  14. Sausalito (English)
  15. 提提我 / Remind me
  16. Sausalito (Instrumental)

Avis :

Les débuts de Leon Lai chez Sony se sont plutôt révélés concluants, l'ère moderne battant son plein durant les années 1998 et 1999 avec un live à la clé, les éditions respectivement japonaise et coréenne de 如果可以再見你 (If I can see you again) et Leon Now ainsi que des compilations dans ces deux pays (Hot & Cool - Millenium Premium en avril 2000 au Japon et You are my friend pour la Corée du Sud). Après un album en mandarin, 非我莫屬 (No one but me), Leon Lai retourne donc à un album en cantonais. Sorti en mai, 北京站 (Beijing station) marque l'entrée dans l'an 2000 de Leon Lai et premier plantage chez Sony, peut-être pas au niveau vente mais plutôt sur le plan critique: les fans sont golbalement déçus, certains quittant le navire Leon déjà que l'évolution dance de Leon Now avait déplu. La personne m'ayant filé l'album m'a confiée "I was against this album" (mais elle aime Leon Sound, c'est dire sa déception xD). Avec Beijing station, c'est le début d'une nouvelle ère pour Leon Lai: celle du déclin progressif, ses albums suivants connaissant un succès mitigé. Beijing station contient 16 pistes dont deux interludes, une instru, et deux chansons qu'on trouve dans deux langues, ce qui se résume à 11 morceaux différents parmi lesquels se trouvent deux reprises soit 9 inédits (c'est mince). Enfin, Leon Lai continue son évolution dance après Leon Now et l'EP 眼睛想旅行 (Eyes want to travel). La couverture du CD est très réussie, donnant un ton nostalgique avec ses couleurs marron.

Vous l'aurez compris: Beijing station est un album dominé par la dance, même si on retrouve quelques ballades. Mais chose dommage, Leon Lai n'aura pas su, comme dans If I can see you again ou No one but me, exploiter une inspiration occidentale en chantant des morceaux pop, ou encore garder cette inspiration pour insuffler une certaine fraîcheur à ses titres dance. Non, Leon Lai s'enfonce malheureusement dans des rythmes technoïdes, comme on a pu s'en apercevoir déjà en novembre 1999 dans l'EP Eyes want to travel. Regrettable, déjà que je n'aimais pas l'EP qui a l'avantage d'être court. Pourtant, l'album ne commençait pas trop mal avec Can't Take My Eyes Off U, reprise dance d'une chanson très célèbre à l'ambiance fraîche et très plage, respirant l'été et les coquillages. Hormis cette chanson, il faut reconnaître que c'est un peu la débandade, Leon Lai fait des tubes dance bien lourds pour bouger en boîte (sûrement). On citera Two in a body, le tube Love the whole day et son équivalent mandarin Loving sky loving earth, The later it is, the bigger the chance is et le technoïde Save the world qui semble tout droit sortir des années 90 ou de l'album Leon Sound (1997 pour précision). Love the whole day (et Love heaven love earth donc) est LE single de l'album et bénéficie même d'un clip (qu'on trouve souvent sous le nom Beijing station ou 全日愛 si on cherche sur le site Youtube) aux effets spéciaux et images de synthèse très malvenues (qui ont vieilli depuis), clip hyper ridicule aux inspirations Star wars et Matrix avec Shu Qi. Pour ma part, je trouve ce tube dance plutôt sympa (le début avec les trompettes) malgré son statut d'artillerie lourde surtout vers la fin (avec les "sex"). J'aime aussi le tout début au clavecin de The later it is, the bigger the chance is mais pas sa suite qui déboule sans diplomatie aucune et qui écrase les oreilles, avec une fin bien tonitruante et des meufs qui font "Houba" comme le Marsupilami de Franquin (Leon aurat-il payé les droits? xD)... Concernant Save the world, elle est bien trompeuse car on croit à une ballade au début! Enfin, en inclassable, notons que Leon Lai a aussi son lifting du thème de Mission: Impossible tout comme Linkin Park, à l'occasion de la sortie de Mission: Impossible 2 dans les salles obscures. L'air étant connu, ça reste entraînant, mais ça se révèle très léger au niveau des paroles, surtout la partie en anglais.

Côté ballades, peu de choses à se mettre sous la dent. Disons que les morceaux ne sont pas en défaut numérique mais ils semblent écrasés par le côté lourd des morceaux dance qui ne sont qu'au nombre de cinq. De plus, contrairement à If I can see you again ou No one but me, la répartition des morceaux est mal gérée. Ainsi, on retrouve tous la plupart des tubes dance au début dont trois artilleries lourdes, et les ballades ensuite, après l'interlude Room 201 qui donne le ton (jolie musique et repos Leon :p, ça fait du bien après des morceaux aussi bruyants). Les ballades sont malheureusement molles et sans identité, se ressemblant toutes, sauf une. La seule ballade qui se démarque du lot par une instru que j'aime n'est autre que Hugging in time, BO du film Sausalito, romance où Leon Lai a pour partenaire la sublime Maggie Cheung (pour ceux que ça intéresse je l'ai en VCD et il ne s'agit pas de leur premier film ensemble, il y a eu Comrades, almost a love story). Une ballade plutôt sympa même si je trouve que la voix de Leon ne colle pas toujours à cette jolie musique.Et comme l'histoire se déroule à San Francisco, on retrouve donc la version anglaise de la chanson. Les versions anglaise et cantonaise sont kif-kif, même si ma préférence va à la version cantonaise. Autre ballade qui se fait remarquer, c'est bien sûr Fly me to the moon mais n'est pas Frank Sinatra qui veut. Cependant c'est déjà bien sympa d'avoir ce petit moment de tranquillité avant un Save the world. The garden of memory est une ballade correcte en mandarin, mais elle se révèle légèrement fade après un Hugging in time, trop discrète (il y a tout de même un bout de musique qui fait penser à We are the champion). The world in one second ressemble à la canto-pop de nos jours, rapidement oubliable. Quant à Remind me, je la trouve tout simplement soporifique, à mon avis, Leon devrait éviter ce genre d'instru trop douce et vide. Ces ballades sont malheureusement presque toutes situées les unes après les autres et quand on écoute l'album d'une traite, il est bien dur de différencier celles-ci et d'arriver au bout tant le sommeil nous guette. Et pour courronner le tout, à part Hugging in time (et Sausalito), aucune de ces ballades n'est romantique (au moins même 從今開始 (From now on) que je n'aime pas peut se targuer de l'être).

Beijing station est un album très pauvre qui manque d'inspiration. Les morceaux dance sont lourds et se ressemblent légèrement, même chose pour les ballades. La répartition des morceaux est mal fichue, c'est bruyant et agressif pour une première moitié de l'album et soporifique ensuite. Les instru sont peu inspirées et la voix de Leon sur les ballades ne tient vraiment pas la route et ne lui correspondent pas du tout. Où est passée la fraîcheur de No one but me? Ou bien l'inspiration des tubes dance de Leon Now? Un album dont seule la couverture est réussie et c'est bien là le problème: on risque de tomber dans le piège! En tout cas, c'est vraiment l'album de l'ère moderne que je déconseille et je comprends parfaitement l'abandon de certains fans.

Merci à Bobo @ Solid07

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Publié dans Music

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