Leon Lai 黎明 - 非我莫屬 (No one but me)
- 非我莫屬 / Fei Wo Mo Shu / No one but me
- 我不是誰 / Wo Bu Shi Shei / I'm not whoever
- 客串 / Ke Chuan
- 我把自己交給你 / Wo Ba Zi Ji Jiao Gei Ni / I give myself to you
- Sugar In The Marmalade (mandarin)
- 小心陌生人 / Xiao Xin Mo Shen Ren / Beware of strangers
- 不怕你不愛我 / Bu Pa Ni Bu Ai Wo / Not afraid that you don't love me
- 多久沒有 / Duo Jiu Mei You / Nothing for long time
- 不會讓你哭 / Bu Hui Rang Ni Ku / Won't let you cry
- 坐著看 / Zuo Zhe Kan / Sit and watch
- 交換心情 / Jiao Huan Xin Qing / Exchange mood
- Happy 2000 (mandarin)
- 心在跳 / Xin Zai Tiao / Beating of the heart
- 種類 / Zhong Lei / Variety
- 想著她 / Xiang Zhe Ta / Thinking of her
- Love theme
Avis : 
Après deux albums en cantonais qui ont plutôt bien marché (If I can see you again et Leon Now se voient même sortir dans des éditions respectivement japonaise et coréenne), Leon Lai sort enfin son premier album mandarin chez Sony intitulé 非我莫屬 (No one but me) en septembre 1999. Cet album contient donc 16 pistes dont une interlude musicale et six chansons non inédites. Pour plus de précision, il s'agit donc de I give myself to you qui existe déjà en cantonais sur Leon Now (sous le titre From now on), Sugar in the marmalde du même album, Not afraid that you don't love me et Happy 2000 de l'album If I can see you again (on les retrouve aussi en mandarin dans la deuxième édition), Beating of the heart provient de l'EP I love you like this et l'interlude Love theme.
Concernant l'impact sur le public, j'ignore complètement si cet album a eu du succès mais j'ai appris que beaucoup de fans ont quitté le navire de Leon après Leon Now qui marquait un tournant décidément trop dance et technoïde par rapport à ses bonnes vieilles ballades romantiques des années 90. Me concernant, No one but me est le premier album de Leon Lai que j'ai écouté en CD, prêté par une copine (la même en extase devant le clip de Sugar in the marmalade ;p) dont la soeur fan achetait tous ses albums (Leon Now était une écoute en streaming sur Internet). Je n'aimais toujours pas Leon mais j'ai accepté de l'écouter, surtout que je voulais entendre Sugar in the marmalade en bonne qualité. Au niveau de la couverture, j'aime beaucoup car il y a du blanc et du bleu (c.f. ma note sur Arrête-moi si tu peux), le boîtier est aussi bleuté, ce que je trouve joli. En revanche, je n'aime pas du tout la couverture de la deuxième édition avec un Leon en pose beau gosse.
Pour moi, No one but me constitue en quelque sorte le pendant mandarin de If I can see you again. Non pas que l'album soit aussi varié mais comme If I can see you again, il contient bien plus de 12 pistes et pas mal de morceaux pop (pop pas dans le sens pop/rock mais pop 200% commerciale aux inspirations occidentales, je préfère préciser), des morceaux dance et puis bien sûr des ballades romantiques (ce ne serait pas un album de Leon sinon, diront certaines :p). Et puis il y a cette répartition de la tracklist plutôt bien fichue (sauf pour deux morceaux mais j'y reviendrai). Enfin, je vais sans doute dire quelque chose de sacrilège mais No one but me est à mon avis bien plus réussi que If I can see you again et mérite à mon avis une plus grande place que ce dernier dans le coeur des fans. Mais on le sait tous, les albums en cantonais de Leon sont bien entendu plus populaires que ceux en mandarin. Et puis, il faut aussi reconnaître qu'il existe déjà six chansons et que si on a déjà acheté ses précédents albums, ça refroidit assez vite. Oui, No one but me est supérieur à If I can see you car Leon y a plus trouvé son style et qu'aucun morceau ne se trouve gratifié d'une instru ratée (exemple de Fei Si Kei et son côté bien cheap de "chanson pour coupe du monde"). Je ne me suis jamais vraiment ennuyée à l'écoute de cet album, les morceaux pop sont tous très entraînants.
Les morceaux pop mid-tempo sont agréables à écouter car ils ne requièrent pas beaucoup de voix et les instru, quand elles sont bien choisies, peuvent ne pas recouvrir la voix du chanteur tout en recouvrant les défauts de celle-ci. Et c'est donc ce qui convient parfaitement à l'ami Leon qui, ce n'est plus un secret, a malheureusement une voix limitée. Détail dont je n'ai jamais parlé jusque là, sa voix est certes limitée mais j'aime bien son timbre de voix, contrairement à Edison Chen et sa voix d'asthmatique (oui pire que Leon) avec un timbre assez laid. Donc, même s'il n'a pas de coffre, Leon réussit encore à rester écoutable, notamment sur ces morceaux pop. L'album s'ouvre d'ailleurs sur le morceau éponyme, No one but me, au refrain très entraînant. On a aussi I'm not whoever à l'inspiration très rap avec une instru légèrement acid-jazz (enfin les sons aigus, un peu comme dans la G Funk de l'ami Dre ;p) et l'inévitable rappeur au début. Autre morceau à l'inspiration très rap, Variety, avec un rappeur plus présent, une rappeuse et un côté dance. Notons une phrase à la teneur hautement intellectuelle répétée trois fois par le rappeur "Free to be what you wanna be" qui m'a quand même fait pisser de rire quand je l'ai entendue pour la première fois (me faisant un peu penser au "donne à la vie le sens que tu lui donnes" d'une chanteuse blonde dont je ne me souviens le nom désolée). En pop lorgnant sur de la ballade, on a aussi Ke Chuan, mon morceau préféré (très entraînant et puis son "si tu as chaud, je me transformerais en une brise de vent", "si tu as faim je me transformerais en un bol de bouillie de riz jusqu'à ce que tu sois rassassiée", "si tu as des soucis, je me transformerais en un verre d'alcool" :p pratique le Leon) par son côté très simple et frais. En morceau pop à l'inspiration très occidentale, on a Nothing for a long time et Sit and watch avec un peu de guitare (je suis sûre que les premières notes sont célèbres mais mes connaissances sont insuffisantes). Enfin, le gospel est représenté par Won't let you cry, morceau sur lequel la voix de Leon fait malheureusement défaut.
Au grand dam des éternelles romantiques, seules deux ballades sont inédites. Il faut le reconnaître, c'est un peu la sécheresse. On retrouve donc I give myself to you, le From now on en mandarin. Et comme je n'ai pas changé depuis l'an dernier, je n'aime toujours pas cette chanson avec le "I give my loooove, giving all my love to youuuuuu...", et je la détestais quand j'ai écouté cet album la première fois (imaginez j'étais quand même dans une période Dr Dre, 2Pac ou Snoop Dogg...) mais elle passe bien mieux en mandarin. C'est sans doute une langue miraculeuse pour les chanteurs limités, sûrement la langue plus mélodieuse et les tons moins nombreux (pour ceux qui l'ignorent, certains tons vont dans les trèèèès grave en cantonais, ce qui fait mal quand le chanteur - moins les chanteuses - est très mauvais). De même pour Not afraid that you don't love me, bien plus supportable que If I can see you again. Enfin, je précise que je la préfère largement à I give myself to you, l'instru y étant bien plus sympa. Dommage quand même pour la répartition: seuls deux morceaux séparent ces deux ballades qui se ressemblent assez. Beating of the heart est, chose miraculeuse comme je l'ai déjà dit dans I love you like this, une ballade que j'aime bien. La voix n'est pas parfaite mais l'instru est douce et s'accorde avec Leon qui n'a pas besoin de hurler (sauf un peu vers la fin). Comme je l'ai dit, elle reste encore dans le coeur de pas mal de fans (et c'est cool de l'avoir incluse dans l'album pour ceux qui n'aiment pas les EP par exemple). En ballades inédites, bonnes surprises avec Thinking of her et son piano puis Exchange mood, un slow avec du saxo. Leon Lai a donc plutôt bien assuré la partie ballades sur cet album, sauf I give myself to you (la ruse c'est de l'écouter dans le noir et allongé...).
Les morceaux dance ne sont pas si nombreux mais on retrouve malheureusement les éternels tubes tels Sugar in the marmalade et Happy 2000. Encore, Sugar in the marmalade est toujours bien drôle et culte d'une certaine manière mais Happy 2000 ne m'amuse pas du tout. Je trouve cette dernière bien affreuse et surtout, elle m'a presque fait espérer un morceau rap par ses dix secondes de DJing... surtout qu'à l'époque Dr Dre/2Pac/Snoop, j'espérais en croisant les doigts -__- et quand j'ai entendu la partie idiote j'étais bien déçue. Morceau assez osé, il faut l'avouer, où Leon Lai rappe lui-même dessus et je trouve finalement mieux qu'il embauche des rappeurs à la Sugar in the marmalade (dont le nom m'est inconnu alors que le violoniste s'appelle Eugène Park). Le seul morceau dance inédit de l'album est Beware of the strangers qui ne fait pas trop technoïde ni trop idiot et sans inspiration rap, un morceau qui bouge comme il faut. Globalement, bilan légèrement décevant côté dance mais on s'en remettra: les autres albums comporteront même trop de dance (cela commencera dés son EP Eyes want to travel qui est sorti deux mois plus tard)...
Je sais combien les articles sur Leon Lai sont longs, de véritables romans fleuves (dont tout le monde s'en fiche vu que Leon est bien has-been). Je m'en excuse d'avance mais bon vous n'êtes pas forcés de lire et si vous le faites, et bien je vous tire mon bob (ou casquette ça dépend). Enfin, je m'amuse dessus, une sorte de challenge de parler de tous ses albums vu que ça se fait peu (vu qu'il est peu en vogue le bonhomme :p) et que c'est assez chaotique comme discographie (enfin surtout pour les débuts). Et comme je suis peu douée pour parler musique, vous obtenez des trucs qui ne se finissent jamais, comme des manga à la One Piece ou Détective Conan. En bref, sachez que No one but me est un album mandarin avec 15 morceaux (c'est beaucoup pour un album de Leon) à dominante pop. La pop étant ce qui réussit le mieux à Leon dans cette ère moderne, c'est donc un bon album du chanteur. Mes morceaux préférés sont Ke Chuan (sans hésitation!), Variety, et plus loin derrière No one but me, I'm not whoever, Sit and watch, Exchange mood, Thinking of her, Beating of heart. Un album de Leon Lai ère moderne qui vaut largement le coup à mon avis, avec des influences occidentales bien utilisées.
Ma nouvelle devise: "Free to be what you wanna be", à répéter trois fois
