Pour le pire et pour le meilleur

Publié le par a-yin


Titre original: As good as it gets

Melvin Udall (Jack Nicholson) est un auteur à succès de romans à l'eau-de-rose. Paradoxalement, il est misanthrope et incapable d'exprimer ses sentiments. Il souffre de troubles obsessionnels compulsifs, est maniaque et tient plus que tout à sa routine. Il déteste tout le monde, en particulier Simon Bishop (Greg Kinnear), son voisin homosexuel artiste peintre, ainsi que son petit chien Verdell qu'il n'hésite pas à jeter dans la benne à ordures. Ses seuls moments de bonheur dans la vie résident dans la musique et en la personne de Carol Connelly (Helen Hunt), serveuse dans le restaurant où il se rend tous les midis en apportant ses propres couverts, toujours assis à sa table.

Le quotidien routinier de Melvin est boulversé lorsque agressé par des cambrioleurs, Simon Bishop se retrouve à l'hopital. Ainsi, Melvin est chargé par Frank Sachs (Cuba Gooding Jr), ami de Simon et marchand d'art, de s'occuper de Verdell. Melvin commence à s'attacher à l'animal et s'ouvre petit à petit aux autres, en commençant par aider Carol dont le fils est très malade. (Depuis son cambriolage et son séjour à l'hopital, Simon est ruiné et défiguré. Il n'a plus aucun ami, tout le monde a déserté depuis ses problèmes, seul Frank s'inquiète encore de sa personne. Ainsi, Simon est contraint de demander l'aide financière de ses parents vivant à Baltimore. Ceux-ci n'ont jamais accepté son choix professionnel et surtout son homosexualité.

Frank ne pouvant le conduire à Baltimore, il demande à Melvin de le faire. Carol ayant besoin d'un week-end pour se changer les idées, Melvin l'invite et y voit une occasion de passer le temps avec elle. L'idylle se crée difficilement, Melvin ayant mis sa dulcinée en colère. Carol et Simon deviennent amis. Ce dernier retrouve de l'inspiration dans la beauté de Carol et n'est finalement pas allé chez ses parents. Il est finalement hébergé chez Melvin, son appartement ayant été reloué. Melvin a donc réussi à s'ouvrir à quelqu'un et à partager son espace vital. Il se réconcilie enfin avec Carol grâce à Simon mais tout est encore à faire.
)

Avis :

James L. Brooks est un nom connu de tous ou presque. Pourquoi ce nom rappelle-t-il quelque chose quand on le voit au générique? Mais bien sûr, c'est le producteur des Simpson! Et chose que j'ignorais, il est le réalisateur de Pour le pire et pour le meilleur. J'ai connu ce film pour les oscars (1998) remportés par Helen Hunt et Jack Nicholson en tant que meilleure actrice et meilleur acteur, puis aussi par les avis élogieux qu'il a reçu. J'ai déjà vu Pour le pire et pour le meilleur il y a quelques années mais je n'en ai conservé que peu de souvenirs. J'ai donc décidé de le revoir lors d'une rediffusion un mardi soir sur TF1.

Reconnaissons-le: l'attrait principal de Pour le pire et pour le meilleur réside tout simplement dans son héros interprété par Jack Nicholson. Le personnage est en effet plus qu'intéressant et complexe. Atteint de troubles obsessionnels compulsifs, notre héros est incapable d'exprimer ses sentiments mais écrit paradoxalement des romans à l'eau-de-rose à succè s, est maniaque (il apporte ses couverts au restaurant, ne marche pas aux endroits sales du trottoir), tient à sa petite routine (le même restaurant à la même heure à la même table avec la même serveuse) et pire que tout, il est doté d'une ré partie franchement cinglante (voire cynique) méritant qu'on lui foute des baffes. Un personnage fort original aux nombreuses possibilités quant aux situations comiques, ce qui rend donc la première partie de l'histoire férocement drôle. Les répliques sont splendides et les lubies du personnage font sourire. On aime voir ce personnage désagréable à l'écran mais dieu merci, on n'est pas dans son entourage!

Petit à petit, le moteur comique se perd quand notre héros décide d'ouvrir son coeur, d'abord à un chien (on entrevoit aussi son humanité avec la musique). Puis vient ensuite son aide à la jolie serveuse, les sentiments d'amour, et le voyage en voiture, où se lient des amitiés qui me fascinent assez (ce lien si rapide qui se construit, ces langues qui se délient). Et c'est sur cette deuxième partie que le film s'attarde, trop long diront certains. C'est en effet le défaut de ce film qui tarde à voir une fin qui se fait attendre. Pourtant, ce n'est pas dénué d'humanité, parfois agrémenté de bons sentiments mais pas en excès non plus. Le héros est bien développé, la progression vers l'autre est aussi visible petit à petit. Mais ce que j'aime le moins, c'est sans doute la place importante de l'idylle formé entre Jack Nicholson et Helen Hunt, même s'il s'agit de la raison pour laquelle Jack Nicholson s'ouvre à l'autre. Et puis, il faut avouer que l'histoire est au final très vite oubliable, je n'ai conservé aucun souvenir de ma première vision, me souvenant uniquement du personnage désagréable (dé testable) de Jack Nicholson.

L'autre point faible réside dans les personnages archétypaux gravitant autour du héros. Helen Hunt se retrouve ainsi en m ère courage aux problèmes financiers avec un fils malade, rôle qu'elle reprendra en quelque sorte dans Un monde meilleur. Quant à Greg Kinnear (le fiancé de Katie Holmes dans Intuitions et le père d'Adam dans Godsend), son personnage reste une forme de cliché: homosexuel et bien sûr artiste en conflit avec ses parents. Cuba Gooding Jr n'incarne heureusement pas l'achétype de l'Afro-américain, son personnage est sympathique mais n'intervient pas souvent. Le héros est très travaillé au profit des autres personnages donc. Ceci dit, il n'y a aucun reproche à l'interprétation. Jack Nicholson est bien entendu excellent, son visage si particulier seillant à merveille au héros, portant par son interprétation le film sur ses épaules. Helen Hunt est également parfaite, arrivant à tenir tête à Jack Nicholson. Cuba Gooding Jr et McKinnear sont aussi plus que satisfaisants, ce dernier ayant reçu une nommination aux oscars pour le meilleur second rôle. N'oublions pas le chien, mignon et lui aussi bon acteur ;).

Pour le pire et pour le meilleur est un film qui se regarde sans broncher. L'interprétation de Jack Nicholson est à saluer mais il est regrettable que le film s'enlise à sa deuxième partie dans un sentimentalisme convenu, traînant en longueur. L'idylle n'est pas vraiment intéressante mais il y a tout de même un bon point, on ne finit pas sur un happy end complet: les choses s'arrangent mais il reste tout de même du chemin à faire (le héros commence son ouverture sur les autres mais il lui reste encore du chemin, son voisin homosexuel n'a pas osé faire face à ses parents puis l'idylle n'a rien de sûr à 100%). Pour le pire et pour le meilleur reste néanmoins une comédie attachante pour son côté humain et pour Jack Nicholson, même si parfois très gentille. [NB: Cette note aurait dû paraître après Retour vers le futur III.]

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Publié dans Cinéma

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A
J'avais prévu de répondre et je ne sais pourquoi, ca ne s'est jamais fait. Donc j'arrive hyper à labourre alors désolée. Je ne pense pas que tu deviendras comme ca Kawat. Le problème de Nicholson n'est pas sa non confiance aux gens, n'est pas qu'il est désabusé. Mais il a un gros problème psychologique qui font qu'il ne peut exprimer ses sentiments, il est handicapé à ce niveau. De plus, il est victime de TOC, ce que tu n'es pas (sauf si je me trompe). Ah mais son sens de la répartie est assez monstrueux sur ce film! Ses répliques à elles seules valent le coup de voir Pour le pire et pour le meilleur mais je dirais surtout pour le pire xD. Le grand défaut de la 2e partie est la longueur :( après tout, que ce soit mièvre, on est maintenant habitué à Hollywood.
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K
J'aime beaucoup le rôle de jack Nicholson , et je lui foutrais volontier des baffes . Malgrés tout ces défauts je trouve le personnage très humain . En fait une fois en regardant ce film je me suis demandé si je deviendrais comme ça avec le poid des années , ça m'a un peu fait fliper je dois avouer ..... Pourtant le bonhomme dégage quelque chose de ..... spécial , ce sens de la réplique tranchante y est surement pour bcp <br /> Je suis bien de ton avis sur la 2 em partie du film.
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