2046

Hong Kong, années 60. Chow Mo Wan (Tony Leung) est écrivain pour un journal. Il n'a aimé qu'une femme, Su Li Zhen (Maggie Cheung) qui habitait la chambre 2046. Depuis, ce numéro l'obsède. L'histoire d'un homme et de ses histoires amoureuses entre Wang Jin Wen (Faye Wong), Bai Ling (Zhang Ziyi), Su Li Zhen (Gong Li) ou encore Loulou (Carina Lau).
Histoires d'amour dont il s'inspire pour écrire 2046, une histoire qui parle d'un endroit où les souvenirs restent inchangés, ce lieu s'appelle 2046. Personne n'a jamais voulu le quitter... sauf ce passager japonais (Takuya Kimura) qui prend le train pour retourner d'où il vient.
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Hong Kong, au milieu des années 60. Chow Mo Wan (Tony Leung) est écrivain pour un journal. Le soir de Noël, il rencontre Loulou (Carina Lau), une ancienne connaissance et la raccompagne dans son hôtel. Loulou habite la chambre 2046... numéro de la chambre qu'occupait jadis Su Li Zhen (Maggie Cheung) la seule femme qu'il n'ait jamais aimé.
Chow Mo Wan cherche un logement et découvre alors une chambre à louer dont le numéro est le fameux 2046. Celle-ci étant en travaux, Chow Mo Wan occupe alors la 2047. C'est là qu'il rencontre la fille du propriétaire, Wang Jin Wen (Faye Wong), amoureuse d'un Japonais. Son père s'oppose catégoriquement à cette union. Chow Mo Wan, en aidant la jeune femme, en tombera amoureux...
La chambre voisine de Chow Mo Wan est occupée par Bai Ling (Zhang Ziyi) dont il fait la connaissance et avec qui il va entretenir une relation... physique. Elle s'éprendra de lui mais lui... n'est pas fait pour cela.
Enfin, dans un tripot de Singapour, Chow Mo Wan fait la rencontre d'une mystérieuse Su Li Zhen (Gong Li), joueuse professionnelle qui va l'aider à s'en sortir. Son prénom lui rappelle alors la femme qu'il a jadis aimé, et il finira par avoir des sentiments à son égard.
Tout au long de l'histoire, on découvre aussi le roman 2046 qu'écrit Chow Mo Wan. Ce roman raconte l'histoire d'un Japonais (Takuya Kimura) passager pour 2046, lieu où les souvenirs restent inchangés. Mais au lieu de rester comme tous les autres, le Japonais voudra s'enfuir de ce lieu et rentrer chez lui. Peu à peu, cette histoire finira par être une autobiographie de la vie amoureuse de Chow Mo Wan.
Avis :

Voici le tout dernier film de Wong Kar Wai. Il aura mis cinq ans pour le faire et beaucoup de fans l'attendaient. J'attendais ce film aussi mais depuis quelques mois seulement. 2046 reprend le héros de In the Mood for Love, Chow Mo Wan, toujours interprété par Tony Leung. On a ici un peu une sorte de suite de l'histoire puisque tout au long du film, il pense à Su Li Zhen ou Maggie Cheung. On a aussi un petit clin d'oeil à un ancien film de Wong Kar Wai, Nos années sauvages (que je n'ai pas vu) dans lequel apparaît le personnage de Loulou interprété par Carina Lau. On peut voir 2046 sans avoir vu In the Mood for Love ni Nos Années sauvages.
J'ai adoré ce film, tellement que j'en ai été scotchée et je ne voulais plus partir, je suis restée jusqu'à la fin du générique (qui est très joli visuellement). Je suis sortie de la salle de cinéma nostalgique, ce qui est très bizarre. Moi aussi j'aurais aimé aller à 2046 pour un petit moment histoire de retrouver quelques souvenirs perdus. J'ai eu l'impression que ce film se ressent plus qu'il ne se regarde. Ce que je dis là est bizarre. Mais beaucoup ont reproché au film de ne pas savoir où Wong Kar Wai allait, dans quel sens il avait fait ce film. Je pense qu'il ne faut pas trop réfléchir en voyant ce film : ce que l'on ressent en le voyant est plus important. Sinon désolée pour mon synopsis, il n'est pas génial mais il est un peu difficile de raconter un film pour moi encore plus un film comme 2046.
En ce qui concerne le film, il est très beau autant visuellement que musicalement. Beau par ses couleurs, par ses effets spéciaux dans le roman, et surtout par ses actrices toutes très belles.... je crois qu'à la base elles sont toutes très très belles mais je me demande si ce n'est pas la caméra de Wong Kar Wai qui les rend encore plus sexy qu'elles ne le sont. Leur façon de marcher avec la musique, la façon de filmer leur jambes tout cela est superbe. On dirait qu'elles dansent lorsqu'elles marchent. On retrouve sinon les couleurs comme dans In the Mood for Love et bien sûr la voix-off traditionnelle du héros dans les films du réalisateur.
Côté atmosphère et ambiance on se situe un peu à la même époque que pour In the Mood for Love, c'est-à-dire les années 60 à Hong Kong. Ce que j'ai beaucoup aimé c'est que Tony Leung situe un peu le contexte historique. J'aime beaucoup Hong Kong à cette époque je ne saurais dire pourquoi. Peut-être parce que ma mère y a grandi et qu'on n'avait pas encore besoin de mettre la clim en été? Enfin bon, charme particulier lorsqu'on le voit en VO... Je ne sais pas si vous avez remarqué mais Zhang Ziyi et Gong Li parlent toujours en Mandarin alors que Tony Leung répond en Cantonais.... je trouve que des dialogues de ce type ont du charme. Sinon pour info Faye Wong parle elle aussi Cantonais. Tout comme Carina Lau. Enfin, autre chose que j'aime beaucoup c'est (plus que pour beaucoup d'acteurs chinois) la manière de Tony Leung de s'exprimer, il a je trouve beaucoup d'aisance :) les phrases sont souvent marrantes, il a une certaine manière de parler, mais c'est dans tous les films.
Pour les acteurs, ce n'est plus une surprise mais comme toujours on a un Tony Leung vraiment génial. Je retiendrai surtout la prestation de Zhang Ziyi vraiment plus sexy que jamais. Elle nous montre ici son talent d'actrice et qu'elle peut jouer d'autres rôles que de jeunes pestes : elle sait aussi être attachante. Je retiens aussi Faye Wong surtout très marquante quand elle joue la femme robot du roman. Enfin je retiens aussi Gong Li malgré les années qui ont laissé des traces. Elle est toujours aussi marquante, on la voit peu mais on la retient, elle a de la présence. Bien sûr tous sont bons mais ceux-là ont retenu mon attention.
Par contre la seule chose que je reproche : j'ai trouvé trop de sexe à ce film. Il n'y en a pas tant mais plus que ce à quoi je m'attendais... J'ai trouvé ça dommage. Ensuite, je ne cache pas que le film est lent. Personnellement cela ne m'a pas du tout gênée, loin de là j'ai vraiment apprécié. Mais je préviens car j'ai pu voir beaucoup de monde dans la salle qui s'emmerdait à attendre la fin. J'ai même voulu tuer une fille qui a répondu à son téléphone...