After Life

Publié le par a-yin

Dans un endroit complètement isolé du monde se trouve un bâtiment dans lequel vivent une petite équipe de cinq personnes. C'est là que vont les âmes des défunts avant de se diriger vers l'au-delà. Ces personnes défuntes ont trois jours pour choisir le meilleur souvenir de leur vie passée, souvenir qu'ils emmèneront avec eux dans l'au-delà. Le souvenir choisi sera alors mis en scène et tourné afin d'en faire un film. Pour cela, la petite équipe vivant sur les lieux les assiste afin de les aider à choisir ce souvenir grâce à des entretiens.

Avis :

After Life est un film japonais de Hirokazu Kore Eda qui a réalisé le célèbre Nobody Knows. After Life était passé au mois de novembre sur Arte, une semaine après le "traumatisant" M/Other (dont je ne suis toujours pas remise, lire l'article) mais une semaine avant le très loufoque De l'eau tiède sous un pont rouge (voir anciennes notes). J'avais raté ce film lors de son passage et ce n'est que maintenant que j'ai l'occasion de le voir, After Life n'ayant pas bénéficié d'une rediffusion comme M/Other ou De l'eau tiède sous un pont rouge. Notons aussi la présence de Susumu Terajima que l'on a l'habitude de voir en yakuza aux côtés de Takeshi Kitano.

After Life fait partie de ces films japonais à l'atmosphère zen. Avec simplicité, sobriété et sincérité, Hirokazu Kore Eda nous conte une belle histoire tout en proposant une vision intéressante et originale de la vie après la mort. After Life se caractérise par un rythme lent et une photographie sobre ce qui le rend si poétique.

Le film se déroule sur une semaine où l'on suit le travail des assistants en souvenirs. La narration lente du film donne au lieu où se déroule l'histoire un sentiment d'éternité, c'est un lieu hors du temps. Par son thème du plus beau souvenir, After Life nous fait réfléchir sur le souvenir que l'on choisirait si on était à la place de ces âmes défuntes. Ce film nous rappelle aussi les plaisirs simples de la vie que l'on a tendance à oublier. Ainsi, on peut voir les personnages choisir des souvenirs qui peuvent paraître quotidiens voire banales.

After Life nous propose aussi une vision de la vie, vie qu'il faut vivre à plein régime sans laisser de regrets derrière soi comme on peut le voir avec cet homme de 50 ans qui a du mal à choisir UN souvenir dans sa vie car il la trouve trop banale. D'ailleurs celui-ci doit se repasser le film de sa vie enregistrée sur des cassettes vidéo (idée que j'ai trouvée sympa lol mais je n'aimerais pas être confrontée à ma vie de cette manière). Outre le choix du souvenir, on suit particulièrement le jeune assistant Mochizuki qui cache quelque chose derrière son envie très forte d'aider les âmes défuntes.

Le seul reproche que j'ai à faire réside à la lenteur inutile de certaines scènes comme celles où les assistants se rendent du bâtiment principal à la salle de projection. D'autant plus qu'on voit cette scène plusieurs fois dans le film et qu'elle est très lente.

After Life est un film sympathique et agréable à voir, une histoire simple mais intéressante sur la vie et la mort.

Merci à Sasrdp

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Publié dans Ciné Asie

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