Over the top - Le bras de fer

Lincoln Hawk (Sylvester Stallone) est un routier qui pratique le bras de fer pour arrondir ses fins de mois. Cela fait dix ans qu'il n'a pas revu son fils Michael et il va le récupérer à la sortie de l'école militaire sur demande de sa femme très malade qui aimerait que père et fils se connaissent. En effet, le très riche beau-père de Hawk s'est toujours occupé de Michael pour qu'il n'ait aucune relation avec son père, considérant qu'il a laissé tomber sa fille. Ainsi, les relations sont houleuses au début mais père et fils finissent par trouver un terrain d'entente lorsque Hawk montre combien il est fort au bras de fer. Une complicité se développe mais le grand-père de Michael est prêt à tout pour éloigner l'enfant de ce routier sans le sou. Afin de prouver à son beau-père qu'il est digne de Michael, Hawk participe au tournoi national de bras de fer à Las Vegas pendant que Michael réalise que son père ne l'a jamais oublié durant dix ans.
Avis : 
Over the top - Le bras de fer est un film de Menahem Golan sorti en 1987 avec Stallone en vedette... ou plutôt, Stallone est la seule vedette de ce film. Menahem Golan est plus connu en producteur qu'en réalisateur et sa filmographie dans ce domaine est assez courte. Ses films ne sont pas non plus très célèbres, le seul que je connaisse étant le fabuleux The Delta Force avec un certain Chuck Norris (merci papa tous les dimanches pour les séquelles :p), ce qui peut donner une vague idée du réalisateur. Donc, pour en revenir à Over the top - Le bras de fer, il s'agit d'un film assez singulier puisque le thème est simplement le bras de fer, comme dans le titre, sur fond de relation filiale. J'avais vu ce film lorsque j'étais enfant et j'en avais gardé d'excellents souvenirs (sans ironie, en l'occurrence le retournement de casquette je trouvais ça si stylé que je voulais faire pareil plus tard *o*). Je n'ai jamais retrouvé le titre du film jusqu'au jour où on a bien déliré dessus dans la voiture d'un collègue. Et depuis que je connais le titre, Over the top, je comprends mieux le comique de la situation. J'en ai profité pour le raviver mes souvenirs vu qu'il est passé mardi 12 décembre sur Kabel Eins.
Aaaah... les souvenirs d'enfance! Si notre avis ne change pas en grandissant dans des cas comme la trilogie Retour vers le futur, ET ou Indiana Jones, il n'en est pas le cas de Over the top. En le revoyant ce soir-là, je me suis bien demandée ce qui avait pu me plaire tant j'ai trouvé ce film énorme. Disons que petite, je n'avais encore aucune idée du mot ironie alors j'avais beaucoup aimé au premier degré, sûrement l'histoire de gosse, la casquette et la tension lors des bras de fer. Ce soir-là, j'ai enfin réalisé le potentiel comique de la chose: Over the top est effectivement bien marrant, surtout si on le voit à plusieurs, même s'il ne sera jamais aussi drôle que Les rivières pourpres 2: Les anges de l'apocalypse. Quant à l'allemand, il ne pose bien entendu aucun problème vu qu'on ne se muscle pas du tout les neurones avec ce film. Ce qui fait surtout rire au début du film, c'est le kitsch. C'est vieux et ce sont bien les années 80. La bande son est "dépaysante" ou nostalgique pour certains, et puis la mise en scène est tout de même bien là: l'entraînement au lever du soleil sur fond de musique à la Rocky (et on ne rit pas I love this movie), on n'en trouve plus beaucoup ^___^ (quelle utilisation du camion! LOL et la muscu en conduisant ça vous dit?).
Je dois avouer que je me suis bien ennuyée durant une heure, soit les deux tiers du film car on n'y parle que de la relation père-fils. Mais cet ennui en valait la peine car quelques scènes sont assez cultes. Bien entendu, on sait tout de suite de quoi je parle: les scènes de bras de fer pardi! L'occasion est donc idéale pour voir des costauds de partout, de la testostérone en liberté! Oui, on la respire cette hormone, et ce même à travers l'écran!!! Surtout les moments où nos "monstres" gueulent des "uuuuh" bien spectaculaires! C'est ce film qu'on aurait dû mettre en images pour la publicité des burgers XXL de chez Burger King portant le slogan "Eat like a man, man". Pour en revenir aux bras de fer, je dois admettre qu'ils sont bien mis en scène, spectaculaires avec une certaine tension. L'opposant de Stallone, chauve avec débardeur rouge est très impressionnant et fait passer notre héros pour un taille XXS. Pourtant, Stallone est bien musclé, chose que j'ai oubliée depuis des années (le dernier film en date vu avec l'acteur étant Copland où il a la bedaine remplie de Warsteiner, de Beck ou de Paulaner) et cela m'a donc un peu surprise lors des gros plans sur ses bras. La scène du premier bras de fer dans le bar est assez cocasse aussi avec un casting de gueules bien cliché comme il faut vu qu'on a affaire à des camioneurs qui ne rigolent pas lol (mais moi beaucoup :p).
L'histoire est surtout un prétexte pour mettre en scènes des bras de fer. Car il faut l'avouer, c'est bateau. Le drame familial comme il faut pour faire fondre le coeur des plus sensibles ou bien pour attirer un public d'enfants. Comme ça, le père de famille qui veut sa dose de virilité peut mater le film sans complexe avec ses proches! Malheureusement, j'aurais préféré plus de bras de fer car ça ne dure que les trente dernières minutes. En effet, tout le reste est consacré à cette relation père-fils assez bateau: on ne s'aime pas au début car papa s'est pas occupé de fiston durant dix ans mais enfin, quand on apprend que papa a en effet écrit des lettres, on revient dans ses bras. Le développement de la relation est bien entendu à peine traitée, père et fils devenant proches grâce au... je vous laisse deviner, c'est écrit dans le titre du film! Entre nous, je trouve que ce gamin a une tête à claques (désolée de foutre des arguments aussi subjectifs u_u je n'arrive pas à m'en empêcher lol) et se montre bien désagréable (et attendrissant sur la fin avec ses belles paroles ooooh car il a compris que son amour avec papa est très important même si l'échelle sociale n'est pas la même arrêtez je sors les Tempo). On a aussi grand-père qui est bien méchant et très riche, trop riche même. Le camioneur contre l'homme d'affaire, ouais! Voilà un match bien financier, vous voyez qu'on n'a pas que du muscle dans Over the top? Il y a du coeur et du social :p. Enfin, pour montrer qu'on est bien dans un univers d'hommes, le seul personnage féminin "principal" (oui car on la voit peu) disparaît au milieu (enfin meurt serait le terme exact).
Oui, cette relation père-fils est gnan gnan et tire les larmes faciles aux spectateurs (ooooh, je dis ça mais certains fans trouvent le film extrêmement touchant, un des meilleurs de Stallone O_o). Le grand-père c'est qu'un salaud de riche qui n'aime pas ce camioneur sans fric. Mais Stallone est fort comme un roc car nous sommes dans les années 80 et que donc, l'esprit de la gagne est encore là aux US. D'ailleurs, il le prouve quand il veut récupérer fiston en défonçant en camion la maison du grand-père (ouais!!! c'est pas excessif, non!). Alors voilà, "quand on perd, le principal c'est de perdre comme un gagnant" (ou "comme un homme" lol) et on se relève toujours. Aaaah, l'esprit positif des années 80 quand l'économie des Etats-Unis allait très bon train, quand Bush fils n'était pas là xD. Quand les films versaient dans la morale facile, quand on apprenait toujours à être fort et courageux, quand on apprenait à retourner non pas notre chemise mais notre casquette "quand je retourne ma casquette, je suis comme un moteur, on ne peut plus m'arrêter" moment d'anthologie? Sans doute! Et puis pour la petite histoire, Stallone a aussi écrit les dialogues *o* (eh si.... eh si....). N'empêche que je me moque mais petite, je pensais réellement que tourner sa casquette rendait plus fort (fallait vraiment que mes parents me mettent plus tôt au lit au lieu de me laisser devant la TV O_o). Quant à la fin, je vous laisse le soin de la deviner (on est dans les années 80 aux USA... et le héros s'appelle Stallone).
Bref, Over the top est comme le dit son titre: on est en plein excès! Excès de sueur, de muscles, de virilité, de poids lourds, de mièvrerie, de kitsch (lol), de musiques des années 80. Un film que je trouve tout simplement mauvais, l'histoire étant totalement bateau, constituant une excuse pour montrer des muscles partout tout en attirant un public familial, sans compter la sensibilité des hommes divorcés qui pourront se sentir touchés par cette relation père-fils. Un peu de muscle, du sucre et du drame puis on obtient Over the top. Et puis, ce film a quand même vachement mal vieilli, on regarde plus Over the top pour se fendre la poire qu'autre chose. Il faut admettre que certaines scènes et surtout certains dialogues sont à hurler de rire! Je regrette de l'avoir vu en allemand pour les répliques, pour le doublage français (avec sûrement une belle traduction), pour la voix de Stallone (quand on est habitué...) mais ce n'est que partie remise... quoique je ne rematerai que les trente dernières minutes! Je ne retournerai plus ma casquette de manière aussi désinvolte désormais :p. Arf, j'ai encore écrit trop de conneries :(...
Je dédie cette note à Stéphane B.