Deep Impact

Leo Beiderman (Elijah Wood), quatorze ans, membre du club d'astronomie, découvre une comète en observant les étoiles avec son amie Sarah (Leelee Sobieski). Leo prévient un chercheur qui en arrive à la conclusion suivante: il s'agit d'une comète risquant de s'écraser sur la Terre. Malheureusement, le chercheur meurt avant d'avoir pu alerter ses collègues.
Un an plus tard, la journaliste Jenny Lerner (Téa Leoni) croit détenir le scoop du siècle quand elle sait que le secret "Ellie" entoure le président (Morgan Freeman). Elle pense que ce dernier a une maîtresse avant de découvrir la triste vérité: "Ellie" est en fait l'acronyme ELE qui fait référence à une urgence capitale. Un astéroide risque en effet de s'écraser sur la Terre.
Une équipe d'astronautes (dont fait partie Robert Duvall) est alors envoyée dans l'espace afin de détruire la comète Beiderman mais l'opération échoue: seule une partie a été détruite. Le président annonce donc la triste nouvelle à la population. Entre temps, Leo est devenu une célébrité. Des abris ont été construits, mais seuls des élus et autres chanceux tirés au sort parmi la population pourront y être accueillis. Leo et sa famille font parti des élus. Pour que Sarah et sa famille soient sauvés, les deux adolescents se marient.
Avis : 
Après avoir vu Un monde meilleur et Le pacificateur, il me restait toujours un film non vu de Mimi Leder (réalisatrice de la série Urgences): Deep Impact. Sorti en mai 1998, Deep Impact est le deuxième film signé Mimi Leder. Mais surtout, Deep Impact, tout comme un certain Armageddon de Michael Bay sorti quelque mois plus tard, est un film catastrophe traitant d'un astéroïde qui risque d'échouer sur la Terre (pour info, je n'ai toujours pas vu Armageddon *__*). Deux films en concurrence sur le même sujet mais deux films différents ne connaissant donc pas le même succès (c'est sûr qu'un Bruce Willis à l'affiche en fin des années 90, c'est tout de suite plus vendeur :o).
Deep Impact réunit une brochette d'acteurs plus ou moins célèbres: Morgan Freeman (LA superstar pour contrebalancer Bruce Willis :p depuis Seven et Le collectionneur), Robert Duvall (Tom Hagen dans Le Parrain et Le Parrain, 2e partie), Leelee Sobieski (très bonne actrice bien qu'on la voit peu, je l'ai connue sur La prison de verre), Elijah Wood (qui ne connaît pas Frodon dans Le seigneur des anneaux?), Téa Leoni (qui s'est fait connaître sur Bad Boys de Michael Bay tiens), Dougray Scott (le méchant Ambrose de Mission: Impossible 2), James Cromwell (qui a souvent l'habitude de jouer les connards de service entre le général dans Le déshonneur d'Elisabeth Campbell, le ripou de L.A. Confidential ou encore le chef de la NASA dans Space Cowboys). J'ai eu l'occasion de voir Deep Impact lorsqu'il est passé sur ProSieben mercredi 4 octobre. J'aurais préféré voir le célèbre Armageddon, surtout que la langue ne semble vraiment pas constituer une barrière pour un film catastrophe à effets spéciaux avec Bruce Willis en sauveur de la planète (et puis avec Michael Bay c'est rarement fin hein)...
Je ne suis pas très fan des films de Mimi Leder, sauf sans doute Un monde meilleur. Le pacificateur m'a incroyablement ennuyée et surtout, il me paraissait très très fade (et maladroit aussi). De même pour Deep Impact où je me suis bien ennuyée. Ceci dit, je l'ai trouvé bien moins chiant que Le pacificateur, sans doute un George Clooney absent et le sujet différent: pas de terrorisme. Deep Impact est bel et bien un film de Mimi Leder, on reconnaît la réalisatrice de Urgences. Ainsi dans Le pacificateur qui est un "banal" film d'action, Mimi réussit à placer des sentiments (bien que ça rende le film pataud) avec le "méchant". Dans Un monde meilleur, elle tourne un film qui va bien avec son style: uniquement sur les relations humaines. Et avec Deep Impact, on se situe entre les deux.
Deep Impact n'est donc pas un film catastrophe lambda avec effets spéciaux et tout le tintouin comme je l'ai longtemps pensé. Deep Impact est surtout un drame sur fond de film catastrophe! En fait, le film se concentre sur les altermoiements des différents personnages et sur différents points de vue, différents problèmes. Ainsi, on aura Téa Leoni qui accepte mal le fait que son père sorte avec une femme aussi jeune qu'elle et elle a donc des difficultés pour communiquer avec. Le petit Elijah Wood (non pas qu'il ait fait le Hobbit hein :p mais bon il était tout jeune :p) et la petite Leelee Sobieski nous donnent un point de vue adolescent. Tout plein de personnages, leurs sentiments et leurs souvenirs, leurs peurs qui sont dépeints. Mimi Leder réussit plus que dans Le pacificateur à donner une dimension humaine à son film, à dépeindre des personnes, c'est déjà moins pataud même si aucun personnage ne m'a paru attachant. Mimi Leder progresse par rapport au Pacificateur même si ce n'est pas toujours cela. Ceci dit, c'est surtout une affaire de goût.
Si je ne me suis absolument pas sentie touchée par les personnages, il faut avouer que sur le plan mélodramatique, Mimi Leder a assuré. Les personnages sont tous en proie à d'affreux doutes et elle aura au moins misé sur un autre plan que les effets spéciaux et le côté bourrin sans finesse de Armageddon du cher Michael Bay. Mimi Leder joue donc sur un autre terrain et ceux qui comme moi pensaient passer une soirée tranquille devant des effets spéciaux et de l'action seront déçus. En effet, comme dit plus haut, je me suis bien ennuyée ou pour être plus honnête, je me suis fait chier comme un rat mort, à tel point qu'en finissant le film, je me suis aperçue avoir récolté un "trou noir" de trente minutes. Voir les Etats-Unis en émoi est apparemment un spectacle qui me touche peu, et surtout, j'ai trouvé les personnages bien trop peu attachants (voire "absurdes" mais bon ce n'est que moi).
Je n'ai rien vu de particulièrement humain ou encore émouvant dans les décisions des personnages, on y voit beaucoup de sacrifices parfois incompréhensibles. Le drame est en effet assuré, on peut sortir les mouchoirs (cela dépend de la sensibilité de chacun lol) et sniffer un bon coup avant l'annonce du président des Etats-Unis (comment ça c'est un spoiler?). Ceci dit, une bonne chose: on voit des gens paniquer car dans ce film, l'Amérique est en proie aux inégalités avec cette histoire d'abris. La caméra de Mimi est plutôt bonne, bien mieux que dans Le pacificateur, elle qui est habituée aux drames. Quant à l'action et les effets spéciaux, il faut attendre la fin. C'est quand même bien foutu mais c'est court trop peu jouissif: il n'y a pas de Bruce Willis :p et ça se déroule quand même de manière à privilégier les sentiments des personnages.
Je dois avouer une chose: je crois que je n'aime vraiment pas Téa Leoni. Je sais, c'est méchant mais je préférais le dire. Dans Family Man, elle ne m'avait pas fait grande impression, ni chaud ni froid, sans doute du fait que je l'ai trouvée éclipsée face à un Nicolas Cage. Dans Bad Boys, elle était présente mais face à deux gars comme Will Smith et Martin Lawrence, c'est difficile de s'imposer. A part qu'elle était jolie, je ne m'en suis pas trop souvenue. Mais dans Deep Impact, Téa Leoni est assurément une héroïne importante et là, je peux vous dire que je l'ai remarquée! J'ai trouvé son jeu assez pauvre, sa palette d'expressions faciales n'étant pas très développée et puis, elle a un air que je trouve "niais" (mais ça, c'était le détail futile d'a-yin). Du coup, ne supportant pas son personnage qu'on voyait beaucoup, j'ai eu du mal avec ce film, je le reconnais (Et puis sa décision de finalement mourir avec papa m'est incompréhensible *__* surtout que "papa" est vieux alors qu'elle a la vie devant elle).
Leelee Sobieski et Elijah Wood forment un petit couple d'adolescents bien mignons mais si ce ne sont pas les acteurs, ce sont leurs personnages qui m'ont très vite tapée sur le système. Le truc du mariage, leur amour si fort qui ne me touche pas (oui j'ai pas de coeur on me l'a dit) et puis le final (l'instant où Elijah Wood court pour la rejoindre car elle ne peut pas aller se mettre à l'abri alors que le moment juste avant, elle n'a pas voulu se séparer de sa famille ce que je trouve quand même logique, et puis la mort des parents aussi, heureux que leur fille vivra, ah et la symbolique d'Adam et Eve quand Elijah et Leelee sont survivants seuls sur une montagne avec un bébé épargnez-moi ça). Enfin, Morgan Freeman est comme d'habitude, c'est-à-dire le bon vieux bonhomme bien dans ses baskets et charismatique qui parvient à s'approprier le rôle de président des Etats-Unis, avec un côté "nouveauté" puisqu'il est Afro-américain.
Mimi Leder réalise avec Deep Impact un film entre Le pacificateur pour le côté spectaculaire et Un monde meilleur pour le côté drame humain. Cet entre-deux n'est pas un échec, il peut toucher certaines personnes mais j'y suis totalement restée hermétique (et j'ai même trouvé trop de mièvreries et prétextes à chialer). Ceci dit, je trouve que Mimi Leder s'est améliorée niveau caméra, c'est moins "brouillon" que dans Le pacificateur et aussi beaucoup moins fade, on y sent des sentiments et un style où Le pacificateur n'avait aucune personnalité (on pouvait y voir toutes les scènes d'action dans d'autres films lol). En tout cas, Mimi Leder est meilleure dans des films uniquement humains comme elle le prouve dans Un monde meilleur (où c'est aussi une affaire de goût vu le monde qui l'a trouvé gnan gnan alors que je l'adore). Enfin, j'ai eu ma révélation de la soirée: je n'aime vraiment pas Téa Leoni et je regrette ce "trou noir" qui m'empêche de me souvenir d'environ trente minutes du film, bien que je le reverrai sans façon pour m'en souvenir (ah ça nan! l'impact est encore là :p). Et dernière chose: j'ai pu voir tous les films de Mimi Leder.