A la poursuite du diamant vert

Titre original: Romancing the stone
Joan Wilder (Kathleen Turner) est auteure à succès de romans à l'eau-de-rose. Un jour, elle reçoit un colis de son beau-frère contenant une carte. Le même jour, elle reçoit un coup de fil de la part de sa soeur, menacée par ses ravisseurs si elle ne donne pas la carte en échange. Joan doit se rendre à Cartagena en Colombie mais se trouve perdue au fin fond de la forêt où elle rencontre un aventurier, Jack Colton (Michael Douglas), qui accepte de l'aider en échange d'une certaine somme d'argent. Très vite, ils sont poursuivis par le sadique Zolo (Manuel Ojeda), chef de la police du pays, qui convoite la carte, ainsi que son homme de main (Danny DeVito).
Avis : 
Protégé de Steven Spielberg, Robert Zemeckis est aussi un réalisateur majeur des années 80 dans le domaine du divertissement pur et dur, rendu célèbre par la trilogie culte Retour vers le futur (cette année étant très Zemeckis avec la diffusion de la trilogie sur M6). Avant cette trilogie, Robert Zemeckis a réalisé en 1984 un film d'aventure, A la poursuite du diamant vert, décrit par certains comme un Indiana Jones-like. Ainsi se trouvent à l'affiche deux acteurs sexy pour incarner le couple vedette, soit Michael Douglas et Kathleen Turner. Et comme on a toujours un comique dans les films de divertissement des années 80, ce sera Danny DeVito. J'ai vu A la poursuite du diamant vert un jeudi férié en fin d'après-midi sur TF1.
J'avais déjà vu il y a très longtemps à la TV A la poursuite du diamant vert et je l'ai automatiquement adoré. N'ayant gardé aucun souvenir à part quelque paysages, j'ai voulu le revoir quand il est passé. Finalement, en me retrouvant devant A la poursuite du diamant vert, j'ai ressenti une légère déception. Contrairement à Indiana Jones et le Temple maudit réalisé la même année par Spielberg, A la poursuite du diamant vert a mal vieilli. Le film reste toujours divertissant mais il a perdu une certaine saveur. Il a beaucoup moins de punch que dans mes souvenirs, les gags sont aussi bien moins drôles, ils font sourire mais pas rire. Sans doute l'époque était plus naive.
L'action est vraiment molle et l'intrigue avance assez lentement, la relation entre Turner et Douglas étant mise en avant. Le rapprochement du couple est très cliché, mille fois vu et revu. Ainsi, on a un Michael Douglas aventurier et plutôt cool face à une Kathleen Turner citadaine peu débrouillarde. L'opposition entre les personnage amène bien entendu à une histoire d'amour, les deux se chamaillant avant de tomber dans les bras l'un de l'autre quand ils apprennent à se connaître. Les méchants sont très méchants, pas torturés, sans pitié, avec des vraies têtes de méchants (suffit de voir le Colombien sadique avec sa moustache :p), ce qui fait sourire, donnant donc un côté nostalgique au film. Les course-poursuites sont tout de même bien amusantes (elles ne le sont plus de nos jours, elles sont spectaculaires) et la fin avec le crocodile est également réussie.
Michael Douglas est très bon dans son rôle d'aventurier plein de charme. Kathleen Turner conserve une beauté propre aux années 80 (son brushing, ses tenues) qui donnent un soupçon de nostalgie. Danny DeVito fait rire car cela fait longtemps que je ne l'ai pas vu. Il reste efficace, rejouant toujours le même type de personnage un peu maladroit essayant de faire le malin. Quant au moustachu, rien à redire dessus, quel personnage réussi: le cliché du méchant des années 80! Enfin, les paysages sont bien choisis, l'immersion en Colombie est intacte (je me suis toujours souvenue que c'était très vert).
A la poursuite du diamant vert restera un film des années 80. Il ne se regarde pas sans un petit sourire par-ci par-là tant il respire la nostalgie. Je ne cache pas ma déception car il était dans mes souvenirs un film rivalisant facilement avec la saga Indiana Jones que j'ai revu il y a un ou deux ans avec la même saveur. Ceci dit, c'est bien le genre de film qu'on regarde avec plaisir en jour férié tant le mois de mai donne parfois envie de se pendre. A la poursuite du diamant vert fut le premier succès de Robert Zemeckis, propulsant la carrière de Kathleen Turner. Une suite, Le diamant du Nil verra le jour deux ans plus tard, avec les mêmes acteurs mais un autre réalisateur.