Nouilles Tchajang

Publié le par a-yin

A dix-sept ans, un adolescent veut devenir livreur de nouilles sur sa petite mobylette au restaurant "La grande muraille". Là, il apprend le métier de livreur et repense à sa famille, son village eu bord de la mer où il a grandi avec un père autoritaire, une mère soumise, il repense à ses années de vie heureuse en famille quand il était premier de la classe. Et puis, il y a aussi l'amour qui sonne à la porte, les amitiés qui se créent autour de la moto et le feu de l'adolescence.

Avis :

Après l'excellent Cours, Bong-gu, Kana continue sur sa lancée manhwa dans un style différent de ce que nous propose Tokebi et Saphira, dans sa collection Made in Korea avec Nouilles Tchajang. Le manhwa est adapté d'un roman de Ahn Do-Hyun. Les dialogues sont écrits par Choi Kyu-Sok et les dessins sont réalisés par Byun Ki-Hyun. Notons qu'on lit Chi Kyu-Sok sur la couverture mais dans L'amour est une protéine sorti dans la collection Hanguk (le Sakka des manhwa), on y lit Choi Kyu-Sok. J'ai préféré cette orthographe, Choi étant un nom de famille coréen très répandu, et je pense que l'erreur va plutôt à Kana pour son Chi. Enfin, Byun Ki-Hyun a aussi droit à son ouvrage solo chez Hanguk, sorti en même temps que L'amour est une protéine, ayant pour titre Lotto Blues.

Nouilles Tchajang, comme Cours, Bong-gu ou d'autres dans la collection Made in Korea, est un manhwa entièrement en couleurs. Les planches sont très agréables et charment vite l'oeil, grâce à une coloration aquarelle. Cela donne aussi une ambiance très nostalgique à l'oeuvre, donnant l'impression que l'auteur nous raconte ses jours heureux, une jeunesse qui s'enfuit (non ce n'est pas un album de Donjon Potron-Minet). C'est de là que vient le charme de cet ouvrage, cette narration en voix-off dans un ordre pas chronologique, des souvenirs qui surgissent pêle-mêle, un peu comme dans notre mémoire. La narration est très lente et douce, faisant penser à un film, ce qui est loin de me déplaire. C'est très intimiste et ça prend son temps sans être soporifique, on y retrouve une ambiance proche de certains manga de Taniguchi sur la famille.

Nouilles Tchajang constitue une oeuvre sur le passage à l'âge adulte traversé par des souvenirs différents et une vie quotidienne. On y remarque aussi une famille au fonctionnement très patriarcal où l'homme est roi et la femme soumise, effacée. Nouilles Tchajang est un très beau manhwa dont la lecture est fluide, et surtout ne pas se fier à l'épaisseur de l'ouvrage car il se lit très vite.

Merci à Ada

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Publié dans Manga & Co

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K
Holala , j'ai complétement oublié de parler de ce Nouilles Tchajang que j'ai déjà lu il y a un moment (8/)<br /> J'ai vraiment aimé ce manhwa aux couleurs chaleureuses , il s'en dégage quelque chose de simple , de nostalgique et de très humain.Chaque page est très belle , il n'y a rien a dire , et cela permet de faire passer bcp d'impressions.L'histoire est simple , mais il s'agit là de fausse simplicité car sur la fin je me suis surpris a bien réfléchir mine de rien , car cette histoire touche quand meme le lecteur , et la fin m'a étonné , je la trouve à la fois un peu triste mais énorme obtimiste , c'est là que le côté humain ce cette BD prend effet.<br /> Une très bonne lecture , merci Ada
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A
Je trouve aussi cette seconde "vague" de manhwa en France très intéressante. D'ailleurs la couverture de Cosmos est assez alléchante. Hanguk étant le pendant manhwa de Sakka, c'est bien coréen ;). Si ca peut t'intéresser, j'ai L'amour est une protéine, Kawat l'a aussi. Et de rien Ada :)
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A
Contente que ça t'ait plue :) Et merci à toi, c'est toi qui l'a pris de toute façon !La description de la famille sonne vraiment juste, avec le gosse qui veut aider la mère et ne peut rien faire. (Ca change du shôjô, avec le père qui veut tuer la mère, et le gosse qui s'interpose entre eux et se prend un coup et une cicatrice à vie xDD)Bon j'ai un peu décroché justement à cause des couleurs délavées et la narration off mais ça reste un très beau manwha sur l'éducation.Ils ont tous l'air intéressants de toute façon, Cosmos chez Kana ou Brève cohabitation (si c'est bien coréen) chez Hanguk.
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