The Cell

Une machine permettant de visiter l'esprit de personnes inconscientes est en projet. Catherine Deane (Jennifer Lopez) participe à ce grand pas en avant dans le domaine de la thérapie en visitant quotidiennement l'esprit d'un garçon dans le coma. Lorsque le FBI met la main sur le tueur en série Carl Stargher (Vincent D'Onofrio), l'agent Peter Novak (Vince Vaughn) demande la collaboration de Catherine. Le criminel se délecte en regardant ses victimes mourir de noyade pendant 40 heures. Sa dernière victime est cachée dans un endroit que lui seul connaît. Afin de faire parler Stargher pour sauver la victime, la machine est la seule solution. Catherine finit par collaborer avec le FBI et entre dans l'esprit de Stargher, devenant ainsi sa proie... mais le temps est compté.
Avis : 
En raison de la présence de Jennifer Lopez (avant qu'elle ne se fasse appeler J-Lo) que l'on entendait partout à l'époque (époque du premier album), The Cell a beaucoup fait parler de lui. En plus de la star porto-ricaine, les effets spéciaux ont beaucoup contribué à la curiosité suscitée par ce film, comme on pouvait le voir sur la bande-annonce. Malgré ces images alléchantes, la seule présence de Jennifer Lopez dont j'entendais parler partout était une raison suffisante pour ne pas voir ce film. A son passage un dimanche soir sur TF1 après Le Pacificateur, j'ai fini par céder à la curiosité, l'eau ayant coulé sous les ponts depuis ma "haine" de Jennifer Lopez (surtout que j'ai vu Angel Eyes la même semaine).
The Cell est un film fantastique réalisé par Tarsem Singh. Son originalité tient de cette machine permettant d'entrer dans l'esprit des personnes inconscientes. Cela permet au réalisateur de penser à des décors les plus fous, chaque personne ayant son propre univers. A ce niveau, les effets spéciaux et les images de synthèses sont impressionants (pour l'époque). L'univers de Stargher, personne déséqulibrée, est particulièrement violent, malsain, dérangeant mais aussi fascinant (le cheval découpé en rondelles). Chaque recoin de son esprit est différent, que ce soit les moments d'enfance (ambiance glauque, couleurs sombres) ou de pur fantasme où Stargher est empereur dans un décor rouge et noir (couleurs vives et agressives). D'ailleurs, cette représentation de l'univers intérieur dans le manga ES Eternal Sabbath de Fuyumi Soryo me font beaucoup penser à The Cell, surtout sur la fin où on a l'impression de voir le royaume de Stargher (Isaac en maître absolu avec une Mine dans une robe qu'on imagine facilement rouge et noire). Visuellement, The Cell est une réussite et comporte de bonnes idées.
Malheureusement, le visuel est la seule qualité du film malgré les idées: la machine d'une part mais aussi le scénario qui l'exploite bien, permettant la mise en image d'un univers particulièrement malsain. Le film surffe bien sûr sur la mode des serial killers mais le fait d'une manière originale car là où on cherche d'habitude le coupable, on cherche ici à sauver une vie en faisant parler un coupable inconscient. Seulement, cette originalité ne suffit pas à servir ce film car le rythme est extrêmement lent. En fait, dans le but de différencier l'esprit de la réalité, les scènes dans l'esprit de Stargher (ou même du petit garçon cobaye) sont en ralenti. L'ennui avec ce procédé, c'est que le film compte beaucoup plus de scènes dans l'esprit plutôt que dans la réalité, rendant le film soporifique (même les dialogues sont au ralenti). Ainsi, en 1 heure de film, il ne se passe pas grand chose pour ne pas dire rien. De plus, les acteurs ne sont pas vraiment à la hauteur, chaque personnage étant fade (Catherine et l'agent Novak). Et comme par hasard, Vince Vaughn n'hésitera pas à risquer sa vie afin de secourir la belle Jennifer Lopez alors que le film aurait pu concentrer plus de tension (et un peu plus de temps) dans le sauvetage de la victime. Heureusement, une fois n'est pas coutume avec Jennifer Lopez, l'histoire de coeur est épargnée et on pourra quand même dire merci à Tarsem Singh pour cela.
Ambiance malsaine et violente réussie avec un soupçon de gore (lorsque Stargher prend son pied en s'accrochant par des anneaux incrustés sur sa peau à son plafond >_<), bonnes idées avec la pénétration dans l'esprit, film visuellement impressionnant mais... soporifique et il ne s'y passe finalement rien. Les acteurs sont fades, je n'aime pas Jennifer Lopez (et ils lui ont collé une autre voix française) ni les combinaisons pour se servir de la machine (elles sont laides). Un film raté et c'est bien dommage, rien que pour l'idée principale. Le scénario aurait pu susciter plus de tension mais le sauvetage de la belle Catherine a finalement accaparé une bonne partie du film. Bref, je vous conseille de voir la bande annonce pour les jolies images, c'est amplement suffisant... [NB: cette note aurait dû paraître après Le Pacificateur.]