Le Grand Bleu

En Grèce, deux garçons s'amusent à plonger le plus longtemps possible. L'un considère l'autre comme son plus grand rival mais ce dernier voit mourir son père lors d'une partie de pêche. Ainsi, les enfants se séparent. De nos jours, Enzo Molinari (Jean Reno) est le champion du monde d'apnée mais il se souvient toujours de Jacques Mayol (Jean-Marc Barr) qu'il considère encore comme son plus grand rival et ressent de l'insatisfaction.
Jacques travaille comme plongeur pour des chercheurs scientifiques sur la cordillère des Andes mais se rend en Italie pour la compétition mondiale d'apnée afin de rejoindre Enzo. Leur amitié est restée intacte, et leur rivalité grandit. Alors qu'Enzo est très extraverti et aime parler, Jacques est silencieux et ressemble à un poisson, se sentant heureux lorsqu'il nage avec les dauphins. Ainsi, ils se retrouvent chaque année pour la compétition mondiale, Enzo essayant de battre chaque record de Jacques.
Johanna (Rosanna Arquette) travaille dans une compagnie d'assurance américaine et habite New-York. Seulement, elle cherche Jacques dont elle est tombée éperduement amoureuse depuis qu'elle l'a rencontré sur la cordillère des Andes et fait tout pour le rejoindre quand elle sait qu'il est e Italie.
Avis : 
Le Grand Bleu est pour beaucoup un film culte. Le cinéma français et moi, ça n'a jamais été l'amour ainsi je n'avais jamais vu Le Grand Bleu malgré ses multiples rediffusions. Depuis, j'ai pu découvrir Nikita, Léon et Le Cinquième Element, me montrant que le cinéma français de Luc Besson était différent (enfin l'avant Taxi). Lors d'un passage TV, j'ai décidé d'enregistrer Le Grand Bleu pour en finir une fois pour toute avec ce fameux film culte d'une génération, à l'époque incendié par les critiques.
Tout a dû être dit sur Le Grand Bleu. Je craignais l'ennui vu la durée du film (presque 3h) mais finalement, je n'ai pas vu le temps passer du tout. Le Grand Bleu c'est simplement une histoire d'amitié, de rivalité, et surtout d'amour des profondeurs. Ainsi, le travail sur l'ambiance aquatique est très bien rendu, les scènes sous la mer sont vraiment magnifiques et j'imagine que le tout devait être spectaculaire sur grand écran. Le thème principal du film est également très beau et je comprends mieux pourquoi cette musique est culte. L'ambiance du film est très réussie, nous montrant un sentiment de sérénité sous la mer. Quant à la scène où Jacques se réveille et tout devient bleu dans sa chambre, je la trouve superbe.
Les acteurs sont tous excellents, en premier lieu Jean Reno dans le rôle très caricatural de l'Italien. Il joue comme souvent avec beaucoup d'aisance et de naturel, campant un personnage fort sympathique. De même pour Jean-Marc Barr, à l'époque inconnu, mais également très convaincant. De plus, chacun des acteurs s'est entraîné sur le tournage, ainsi ils n'étaient pas doublés lors des scènes de plongée. J'avoue que le personnage de Johanna qui passait son temps à glisser des mots en Anglais m'a énervée, j'ai eu du mal à m'attacher à ce personnage et encore plus à son amour totalement sans bornes pour Jacques. Une fille romantique trop romantique qui veut à tout prix fonder une famille, j'ai trouvé son rôle un peu réduit.
Bref, j'ai beaucoup aimé Le Grand Bleu, je comprends mieux pourquoi c'est le film culte de Luc Besson. Malgré la longue durée de ce film, je ne me suis pas ennuyée et j'étais surtout sous le charme des scènes sous la mer à la photographie si bleue. Les acteurs sont tous très bons et les personnages attachants sauf pour moi Johanna. Le film culte d'une génération servi par une musique dont on se souvient, rendant ce film magique. Je ne savais pas que Besson avait basé ce film sur une histoire vraie, celle de Jacques Mayol qui était présent sur le tournage. Dire que j'ai vu Le Grand Bleu sans aucune conviction, uniquement le voir pour le voir parce que tout le monde l'a vu... c'est finalement une grande découverte! (a-yin toujours à en retard... et maintenant je sais qui est Rosanna Arquette!!!)
Une pensée pour ma mère qui s'est assise à côté de moi pour glander et qui a finalement vu le film en entier (événement pour un film français, cela ne s'est pas produit depuis Léon)