Le Sourire de Mona Lisa

Titre original: Mona Lisa's Smile
Nous sommes en 1953, aux Etats-Unis. Katherine Watson (Julia Roberts) est une femme libre aux idées avant-gardistes. Celle-ci pense que la femme, tout comme l'homme, a le droit de poursuivre une carrière avec succès, alors que toutes se marient. Cela vaut surtout pour les filles de l'école Wellesley où toutes sont vouées au mariage. Katherine se lance alors un défi: enseigner l'histoire de l'art dans cette école stricte afin d'élargir l'esprit des jeunes filles. Au début réticentes, les élèves finissent par l'accepter sauf Betty Warren (Kirsten Dunst) qui lui en veut d'avoir changé Joan Brandwyn (Julia Stiles), sa meilleure amie.
Avis : 
A sa sortie, Le Sourire de Mona Lisa a fait parler de lui. L'histoire me fait surtout penser à un Cercle des Poètes disparus au féminin, avec Julia Roberts reprenant le rôle de Robin Williams. Cette petite chronique sur les femmes dans les années 50 est réalisée par Mike Newell à qui on doit le polar Donnie Brasco avec Al Pacino (il serait temps que je le vois lui ...). On retrouve dans ce film Kirsten Dunst, plus connue sous l'identité de Mary Jane Watson dans Spider-man, Julia Stiles qui jouait l'héroïne du teen movie urbain Save the Last Dance ainsi que Dominic West en Bill Dunbar le beau professeur et joli coeur de l'école, que j'ai connu comme héros du "chef d'oeuvre" Mémoire effacée.
J'avoue que ce film a suscité ma curiosité à sa sortie en salle. En plus, j'aime bien Julia Roberts (même si au final j'aime rarement ses films lol) et le sujet sur la condition des femmes me semblait intéressant. Au final, ce film ne révolutionne rien et tout y est super classique: les filles mariées, la prof aux méthodes différentes que tout le monde finit par aimer sauf bien sûr une élève et la direction (il faut toujours un obstacle dans les films ou manga de profs ^__^ mais à la fin bien sûr, l'obstacle finit par aimer le prof... GTO, Rookies, Esprits rebelles -> et oui! qu'on soit riche ou pauvre :p). Comme je le dis, on dirait un Cercle des Poètes disparus sauf qu'il est beaucoup moins marquant et que Julia Roberts en professeur n'a pas le même charisme qu'un Robin Williams. Les actrices tirent leur épingle du jeu mais Dominc West est très fade, même si ce n'est pas aussi flagrant que dans l'ultime Mémoire effacée. Dominic West, c'est un peu du "reste là et sois beau" (même si je ne lui trouve rien mais bon, ce n'est pas l'avis de Giselle, une élève qui couche avec lui :p).
J'ai eu l'impression de voir des situations proches des Quatre filles du Dr March (lol j'aime ce livre pourtant) plus qu'une réflexion sur les femmes de l'époque alors que toute la "pub" faite autour allait dans ce sens. C'est tout de même dommage, le film parle de la libération de la femme et on nous met un truc un peu gnan gnan sous le nez... Alors les filles sont gnan gnan? On arrive même à nous glisser une petite liaison entre Katherine et le beau professeur Bill Dunbar. Personnellement, j'aurais préféré que le film se focalise sur les problèmes des élèves plus que sur l'histoire de coeur de la prof (c'est pour se différencier du Cercle des Poètes disparus en fait :p). Dominic West était finalement dans le film que pour ça ("reste là et soit beau" effectivement)... Quant à la fin, je vous laisse deviner... c'est une fin digne de ce genre de film (ou manga). Le film se laisse regarder mais rien de particulier n'en ressort. Il y a également quelques temps morts, notamment cette relation entre les deux professeurs.
Finalement, Le Sourire de Mona Lisa se révèle classique et un peu trop mièvre mais se laisse regarder. Les actrices jouent toutes bien mais Dominic West est très fade.