Color

Takashiro Tsuda est en dernière année de collège lorsqu'il expose sa toile dans la galerie de son ami Tono. A la surprise de Takashiro, une autre personne, Sakae Fujiwara, a aussi intitulé sa toile "Color", utilisant des couleurs qui parlent à son âme. Takashiro tombe immédiatement amoureux de Sakae Fujiwara sans l'avoir rencontrée en personne, et fait part à Tono son voeu d'en savoir plus sur elle. Tono lui donne un indice: Sakae Fujiwara passe le concours pour rentrer dans un lycée proposant une option art à Tokyo. Après avoir réussi le concours d'entrée au lycée en question, Takashiro emménage à Tokyo et découvre enfin la véritable identité de Sakae Fujiwara lors de l'appel le jour de la rentrée: il s'agit d'un beau jeune homme de sa classe! Quel choc pour Takashiro qui n'a pas le temps de s'en remettre lorsque son nom est appelé: Sakae se jette dans ses bras et lui avoue qu'il a toujours voulu rencontrer l'auteur de la toile "Color" de la galerie de Tono. Takashiro et Sakae vivent alors une amitié fusionnelle mais Takashiro est sans cesse obsédé par Sakae. Les deux finissent par s'avouer leur attirance réciproque et une idylle commence entre les lycéens artistes en herbe.
(Lorsque le père de Takashiro tombe malade, celui-ci doit repartir pour sa ville d'origine. Pendant cette absence urgente, Sakae tente de joindre Takashiro pour lui annoncer une nouvelle funeste: il ne peut plus rester au lycée car il doit devenir la tête de la multinationale de son père depuis que son frère aîné a fugué. Ains, à son retour, Takashiro apprend que Sakae a subitement quitté le lycée et n'a aucune explication de la part de ses camarades, ni de la part de Sakae lorsqu'il tambourine à la porte de son appartement afin d'en savoir plus. De son côté, les adieux sont difficiles pour Sakae qui n'accepte donc pas de parler à son ami et amant. Sakae a toujours été rejeté par sa famille car né d'un adultère de son père. Il a toujours vécu une enfance solitaire et a pensé qu'il pouvait faire ce qu'il voulait donc la peinture, avant la fugue de son frère. Ce dernier est retrouvé chez Tono et reprend ses fonctions, tout se déroule bien pour Sakae et Takashiro qui finissent par peindre une belle toile ensemble intitulée bien entendu "Color".)
Avis : 
Color est un one-shot réalisé par Eiki Eiki et Taishi Zaou. Taishi Zaou est le pseudonyme de Mikiyo Tsuda pour les oeuvres à caractère yaoi. Eiki Eiki et Taishi Zaou ont déjà travaillé plusieurs fois ensemble. Il semble que l'Allemagne apprécie leurs oeuvres, comme en témoigne les nombreuses oeuvres individuelles d'Eiki Eiki et Mikiyo Tsuda éditées ou à éditer par EMA. J'ai lu Color un samedi après-midi dans une librairie pour une raison très simple: il s'agit d'un one-shot donc pas besoin de chercher la suite. On ajoute à cela le caractère yaoi dans un lycée et donc une histoire pas si difficile à comprendre vu le peu d'écriture dans les bulles.
Color est comme je m'y attendais: une histoire d'amour très classique et simple à comprendre. Contrairement à ce que je pensais sur la couverture, ce n'est pas celui à lunettes (Takashiro Tsuda) qui domine mais plutôt celui aux cheveux courts (Sakae Fujiwara). Je trouve sur la couverture que Takashiro a l'air plus sadique et Sakae plus innocent mais bon, trève de conneries. Color est donc une histoire d'amour très très bateau comme on en voit souvent dans les shôjo d'amour. S'agissant d'une première relation homosexuelle et même amoureuse pour nos deux jeunes hommes, Eiki Eiki et Taishi Zaou posent donc des questions très vite traitées de l'amour naissant, du premier baiser, du premier rapport sexuel entre mâles et aussi de la longue durée de cette relation. En effet, nos deux héros disent qu'ils ne continueront pas de la sorte pour la vie vu que chacun doit bien un jour fonder une famille, mais qu'ils s'aiment pour le moment et qu'ils en profitent. Au vu du titre, on a aussi un petit peu d'art pour matiner le tout. Rien n'est bien entendu profond que ce soit la question de l'homosexualité ou l'art, Color est tout simplement un one-shot yaoi très romantique.
Pour la question du yaoi, Color est très soft et rien n'est donc vraiment montré. On sait juste que nos deux personnages ont des rapports sexuels mais le tout est dessiné comme on peut le voir dans les shôjo. Histoire classique qui part d'un quiproqo comme souvent dans les yaoi vu que Takashiro croit tomber amoureux d'une fille mais découvre qu'il s'agit d'un homme. Procédé narratif classique de l'amitié qui commence, devenant vite fusionnelle pour se transformer en amour, avec une idylle paradisiaque et des problèmes qui tombent sur la pomme de nos deux artistes. Bien entendu, on voit comment la force de cet amour fera pour dépasser ce problème plus que classique, avec on le devine bien un des protagonistes dont la famille est très très riche, comme souvent dans les shôjo (LE truc du "je ne peux vivre l'amour avec toi car je dois devenir la tête de l'entreprise multinationale à papa", bien sûr Sakae n'étant pas le fils légitime mais le fils eu avec une autre femme pour courronner le tout). Les personnages sont également des classiques, en tête Sakae Fujiwara gentil, beau, intelligent mais assez distant puisque personne ne le connaît réellement, Sakae ayant forgé ce caractère suite à une enfance assez malheureuse où il était toujours seul et négligé par ses parents.
Personnellement, je ne trouve rien d'exceptionnel à Color. Il s'agit surtout d'un one-shot distrayant mais trop bateau et prévisible. Les personnages sont des clichés sur pattes et les dessins ne sont pas spécialement beaux, je les qualifie de communs. La narration est aussi comme dans tout shôjo. Ce qu'on peut complimenter pour les dessins, c'est la clarté de ceux-ci. Jamais de lignes non fermées, c'est toujours très distinct, avec un trait solide. Le tout n'est jamais brouillon pour un manga bien romantique. L'histoire est aussi mielleuse, un peu trop mièvre à mon goût et pas assez drôle (ni coquine :p). Mais on peut dire que Color reste un titre sympathique et un plutôt bon titre pour découvrir le yaoi: c'est classique, c'est un one-shot, les dessins ne sont pas difficiles d'accès. Les bonus avec délires entre Taishi Zaou et Eiki Eiki sont plutôt marrants, en l'occurrence celui parodiant Color.
Toutes mes excuses à la librairie Schmorl UV Seefeld de Hannover
Je voulais aussi vous souhaiter une excellente année 2007. Bonne santé, beaucoup de bonheur, d'argent (de bling bling xD), de réussite, d'amour, d'amitié et tout le tralala, je sais que je ne suis pas super originale pour le coup. Ayant été débordée en cette fin d'année, je vous présente toutes mes excuses pour ce retard des voeux pour l'année 2007.