Indigo Blue

Publié le par a-yin

Rutsu est écrivain et sort avec son éditeur Ryuji. Sa vie change le jour où elle fait la rencontre de Tamaki, une admiratrice de ses livres. Dans une nouvelle de Rutsu, une étudiante sort avec Y. Pour Tamaki, il s'agit d'une femme. Cette analyse bouleverse Rutsu qui veut revoir Tamaki. Les deux femmes commencent alors une relation amoureuse. Rutsu continue toujours à sortir avec Ryuji. Elle ne dit rien, ni à l'une, ni à l'autre et s'enferme dans le mensonge.

Avis :

Indigo Blue est le premier yuri (catégories manga traitant de relations homosexuelles entre femmes) que je lis. Pourtant, d'autres manga d'Ebine Yamaji comme Love My Life ou Sweet Lovin' Baby sont sortis bien avant. Indigo Blue est dans la continuité de Love My Life en plus mature, l'héroïne de Love My Life étant étudiante et Rutsu étant déjà dans le monde du travail. Cela faisait longtemps que je voulais lire un yuri et l'occasion s'est présentée avec Indigo Blue.

J'avais déjà lu et feuilleté des yaoï. Alors que ceux-ci tendent à délecter les lectrices par des fantasmes de relations entre garçons beaux et minces (ou bishônen), je m'aperçois que le genre yuri m'a l'air tout autre (je ne connais pas assez le sujet). Ici, Rutsu se pose des questions sur ses préférences et sa sexualité. Elle a l'air de ne pas particulièrement tomber amoureuse des hommes et semble préférer les femmes sans jamais se l'avouer. Lorsque l'occasion se présente, elle se met avec Tamaki mais reste dans le mensonge, que ce soit vis-à-vis de ses partenaires (Ryuji et Tamaki) ou encore vis-à-vis d'elle-même avec qui elle n'arrive pas à faire le point. L'héroïne n'est pas du tout attachante, elle ment à son entourage et manque de courage mais ses difficultés ne me l'ont pas rendue sympathique. Un thème intéressant mais j'ai comme l'impression qu'Ebine Yamaji ne pousse pas assez loin la réflexion. Aussi, j'ai ressenti comme un petit peu de vide dans cette lecture, elle ne m'a pas semblée très aboutie. Quant à la différence avec le yaoï, on voit des relations sexuelles mais leur but n'est pas de délecter les lectrices alors que bien souvent c'est le cas des yaoï.

Côté dessins, ils sont assez simples et vides, froids. Je pensais que le froid était là pour faire ressortir ce caractère de Rutsu mais le dessin est assez similaire dans d'autres oeuvre d'Ebine Yamaji. Cette simplicité du trait est suffisante à l'histoire racontée et de ce fait, le tout se lit très vite et agréablement. La narration elle-même est légère et loin d'être pesante. Les scènes sont quotidiennes mais n'ennuient pas le lecteur, le rythme est lent et doux, juste ce qu'il faut pour ce genre d'histoire. J'ai lu Indigo Blue d'une traite: je voulais savoir comment ça allait se terminer. J'ai donc très bien accroché à ce manga et j'essaierai de lire d'autres manga d'Ebine Yamaji.

En conclusion, Indigo Blue est une lecture très agréable mais on sent un certain manque de profondeur quant à la nature du thème. Un manga accrocheur et bien narré, rien à redire. Côté personnages, tous m'ont semblée très froids et assez peu attachants sauf peut-être Ryuji. Le style d'Ebine Yamaji me semble intéressant et j'essaierai de lire d'autres de ses créations. Je ressors satisfaite de ce premier yuri.

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Publié dans Manga & Co

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A
Non... Alors là non! J'aurais mis un avis Excellent si c'était le cas ^^. Pour moi Blue est abouti alors que Indigo Blue il manque quelque chose... un petit truc qui fait que. Puis c'est assez froid, on ne ressent pas grand chose en lisant Indigo Blue.
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S
C'est aussi bien que le seinen Blue de Kiriko Nananan ??
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