Hana Yori Dango

Tsukushi Makino, une lycéenne venant d'une famille très modeste, est scolarisée au lycée d'Eitoku. Eitoku est un établissement très côté mais terriblement huppé où vont tous les fils et filles de millionnaires.
Le lycée est régi par les lois du F4 ou Flower Four, un groupe de quatre garçons composé de Dômyôji, Hanazawa, Nishikado et Mimisaka, qui sème la terreur dans l'établissement et dont toutes les filles sont folles pour leur physique de rêve. Leur passe-temps consiste à choisir une victime et de la harceler moralement afin qu'elle s'enfuie du lycée.
Un jour, Tsukushi a le malheur de devenir la victime mais celle-ci a beaucoup de caractère, ne se laisse pas faire et se révèle très résistante. Tsukushi leur déclare alors la guerre et petit à petit, les relations entre Tsukushi et le F4 vont évoluer en amitié.
Tsukushi est tombée sous le charme de Rui Hanazawa qui se comporte différemment des autres F4 avec elle depuis le début, mais la force de caractère de Tsukushi plaît énormément à Dômyôji qui en tombera amoureux.
Avis : 
Voici un shôjo cultissime de 36 volumes et édité par Glénat. Cette série est très célèbre au Japon et je la connaissais de nom et de vue avant que ça ne sorte. Je la savais très appréciée au Japon mais son graphisme m'a toujours rebutée (et c'est aussi pour cela que je me suis souvenue du titre lol), mais aussi en Asie puisqu'une série live intitulée Meteor Garden a même été tournée à Taiwan (celle-ci a d'ailleurs remporté un vif succès), où joue le boys band F4 (oui c'est bien le nom du groupe de chanteurs lol). Puis quand le premier volume est sorti en France, je l'ai lu par curiosité à la Fnac mais dernièrement on m'a prêté les 9 premiers volumes.
Sous un aspect plutôt rebutant, Hana Yori Dango cache en fait un titre très agréable et très divertissant. Le rythme est très soutenu, tout s'enchaîne très vite et on n'a pas de temps mort. De plus le tout se lit d'une traite (la lecture est incroyablement rapide). Hana Yori Dango est une lecture agréable car la narration est très claire. Quant aux dessins, ils ne sont pas très beaux mais sont très clairs aussi, ils ne sont pas du tout confus comme c'est le cas dans pas mal de shôjo. Du coup les yeux ne s'attardent pas aux détails et la lecture est rapide. Puis c'est plaisant car la narration de Yôko Kamio est drôlement efficace et dynamique, puis elle sait nous faire rire quand il le faut :) l'humour est très bon et tombe quand il le faut, j'ai beaucoup rigolé en lisant Hana Yori Dango.
Outre l'humour et la lecture agréable, on découvre aussi ce milieu huppé. Ce n'est pas un lycée de riches, c'est carrément un lycée de millionnaires, aussi les prix en euros sont assez exhorbitants. D'ailleurs merci à Glénat de ne pas avoir mis les prix en Yen. Enfin, comme c'est un manga sur l'exclusion, tous les jeunes du lycée sont vraiment superficiels :) c'est peut-être mon petit reproche, les riches sont superficiels et les personnes issues d'un milieu modeste le sont moins. Personnellement je pense que la superficialité n'a rien à voir avec le milieu dans lequel on vit mais c'est plus un trait de caractère. Enfin, on a quand même un poil de sérieux dans Hana Yori Dango à savoir la famille de Tsukushi qui vit dans la crise et surtout dans la suite de la série à vrai dire. La famille se raccroche à Tsukushi qui est à Eitoku pour faire un mariage avec un riche héritier... Puis on voit aussi combien l'image est importante auprès des voisines et l'entourage de la famille, comme c'est assez souvent le cas en Asie.
Autre point pour Hana Yori Dango ce sont les personnages. Ils sont assez stéréotypés mais très attachants :) pour ma part j'aime beaucoup Dômyôji hu hu hu (quel masochiste lui alors), puis aussi Tsubaki sa soeur qui a un caractère (O_o). Tsukushi est une héroïne que je trouve très sympathique :) mais Rui Hanazawa, le beau gosse au coeur de glace m'agace un peu. J'aimerais que Tsukushi sorte avec Dômyôji à la fin et en plus il est plus riche, ce que les parents de Tsukushi aimeront :p.
Dans le même genre, on peut aussi lire le manga Peach Girl de Miwa Ueda, qui traite de l'exclusion aussi mais sur le plan physique. Seulement, pour ce que j'en ai lu, Peach Girl est un manga prise de tête à partir du volume 10 je dirai tandis que Hana Yori Dango est toujours super drôle et plus léger mais les personnages évoluent beaucoup. Je préfère donc ce dernier. Ma seule crainte est que l'histoire tende vers le triangle amoureux où tout le monde se prend la tête, j'espère qu'on aura toujours autant d'humour et de jeux de mots japonais (expliqués à la fin heureusement lol).
Bon, je crois que tout est dit ou presque. Le seul gros défaut de la série est le dessin mais il évoluera au fil des volumes, après c'est dynamique, drôle, terriblement efficace, divertissant et les personnages sont attachants. Passé le détail du dessin, on passe un moment très agréable.
Merci à Ancoly