Le Cocon

- Le Cocon
Shiori est étudiante. Atteinte d'hikkimori (phénomène social japonais regroupant les personnes refusant de sortir de chez elles), celle-ci se coupe du monde et reste enfermée dans son studio. Un matin, une inconnue débarque chez elle et lui annonce qu'elle était la locataire précédente. - Les Amoureux du Ciel
Etudiante très jolie, Miu n'est jamais sortie avec un garçon. Elle cherche le grand amour, celui qui lui est destiné. Un jour, l'élu apparaît à la fac. - La Robe
Momoko et Ku-chan vivent le grand amour depuis très longtemps mais un drame survient et Momoko aura du mal à se séparer de la robe que lui a offerte Ku-chan. - Transparente comme l'Eau
Asakawa est lycéenne. Elle a de très belles mains et travaille comme mannequin de mains. Elle en a assez d'être dans l'ombre de toutes mannequins et aimerait qu'on la reconnaisse! - Une Battante
Shimizu travaille d'arrache-pied en tant que graphiste-designer dans une agence de publicité. C'est une battante qui ne baisse jamais les bras et n'hésite pas à passer une nuit blanche pour mettre au point une maquette. - Kaze Zôshi
Epoque du Heian (792-1192), dans un Japon médiéval en guerre. La princesse Sei est sauvée par le seigneur Akano. Sei tombe éperdument amoureuse de son sauveur et en devient obsédée mais celui-ci n'en a cure.
Avis : 
Akata continue de traduire l'intégrale des oeuvres de Mari Okazaki avec Le Cocon. A la différence de Déclic Amoureux et BX dont les histoires se déroulent sur un volume entier, Le Cocon est un recueil d'histoires courtes. Au nombre de six, toutes ces histoires ont pour thème l'amour mais abordent le sujet de manières différentes. Deux nouvelles possèdent un côté fantastique, les autres étant plus réalistes. Mise à part Kaze Zôshi, toutes les histoires se déroulent ans un Japon moderne.
Le Cocon ouvre le recueil. Cette histoire fait apparaitre le phénomène social de l'hikkimori grâce à son héroïne mais ne s'attarde pas sur le phénomène en question. Cette histoire me fait penser à Nana, avec la rencontre de deux filles qui ne se connaissent pas du tout mais qui finissent par discuter de tout et de rien ensemble. J'ai trouvé cette histoire très sympa (ça vient du fait que les amitiés entre deux filles m'ont toujours fascinée :D), accrocheuse et bien choisie pour ouvrir le recueil. Certains lui reprocheront le côté superficiel du traitement de l'hikkimori mais ce n'est pas le but de l'histoire.
Avec Les Amoureux du Ciel, Mari Okazaki nous livre une histoire fantastique. La niaiserie de l'héroïne m'agaçait au début de l'histoire mais la chute m'a fait changer d'avis. Car il faut dire que les personnages ne sont pas ce qu'il y a de plus intéressants dans cette histoire tant ils sont stéréotypés.
La Robe est une histoire très très triste. J'ai aimé toute la partie dramatique, on ressent vraiment toute la tristesse et la détresse de Momoko mais la fin est vraiment trop brutale O_O et ne va pas du tout avec l'histoire! Dommage...
Transparente comme l'Eau est une histoire légère au ton comique. Une histoire qui ne m'a pas vraiment touchée tant je trouvais l'héroïne superficielle mais la fin m'a bien fait sourire. Notons que l'histoire est quand même bien mignonne, ce qui fait du bien après avoir lu La Robe.
Une Battante est l'histoire que j'ai le moins aimée voire pas du tout. Je n'aime pas vraiment l'héroïne bien que cette fois, elle ne soit ni cruche ni pleurnicharde mais je ne vois pas trop où Mari Okazaki voulait nous mener avec cette histoire... Je n'ai pas aimé la fin non plus et la narration était quelque peu bordélique.
Kaze Zôshi est à mon avis l'histoire la plus intéressante, la plus travaillée mais surtout la plus troublante et dérangeante de ce recueil. Elle laisse un véritable goût amer et l'ambiance y est très glauque, limite malsaine. L'amour est ici destructeur et rend fou... Etre fou d'amour, aimer à en vouloir posséder une personne, prend ici tout son sens. Cette histoire tranche avec tout le reste du recueil où chaque histoire comportait toujours un petit côté léger. Ici, rien de tout cela, c'est cruel, on est en temps de guerre, on est dans un Japon médiéval, l'amour sain que nous avions connu ans les autres histoires n'est pas. Ici, on veut posséder et on aime à en mourir. La narration est très légère et nous porte comme une brise, légère mais en même temps violente. Kaze Zôshi ressemble à une espèce de conte cruel. Une histoire vraiment bien choisie pour fermer le recueil.
Le Cocon m'a laissée un avis mitigé, même si il fut très agréable à lire par la fraîcheur que comportent toutes les histoires (sans exception, même celles que je n'ai pas aimées). Mes histoires préférées sont sans discuter Le Cocon et Kaze Zôshi pour son arrière goût amère. Celles que je n'ai pas aimées sont Une Battante et Transparente comme l'Eau. Ceci dit, après tous les avis que j'ai pu lire sur le net, chacun a son avis sur ce recueil, ce que j'apprécie beaucoup. D'habitude, beaucoup d'avis peuvent se rejoindre mais je n'ai vu que des avis très différents concernant Le Cocon. Ainsi, il faut absolument lire ce manga soi-même pour pouvoir s'en faire un avis, le ressenti de chacun étant différent. Je conseille toujours aux gens qui ne connaissent pas Mari Okazaki de lire Déclic Amoureux. Dommage que je n'ai pu écrire cet article avant la sortie de 12 Mois que je n'ai toujours pas lu.
Merci à Kawata