Mardi 16 janvier 2007


Titre original: Stepmom

Jackie (Susan Sarandon) ne supporte pas Isabel (Julia Roberts), jeune et jolie photographe qui vit désormais avec son ex-mari (Ed Harris). Elle fait tout pour empoisonner sa vie et a dressé ses enfants (Jena Malone et Liam Aiken) contre sa rivale. Malheureusement, Jackie est atteinte d'un cancer et elle doit faire la paix avec Isabel quand elle prend conscience que celle-ci sera sa remplaçante dans le rôle de mère quand elle sera décédée.

Avis :

Le nom de Chris Columbus est pour moi synonyme de films familiaux. Il a écrit les scénarios de Gremlins et des Goonies, a réalisé Maman, j'ai raté l'avion, Maman, j'ai encore raté l'avion et Madame Doubtfire, les deux premiers volets de Harry Potter. Avec Ma meilleure ennemie, Chris Columbus réalise un mélodrame familial avec la Pretty woman Julia Roberts, Louise de Thelma et Louise Susan Sarandon, le méchant de Rock Ed Harris, la petite Jena Malone (Jodie Foster enfant dans Contact) et le petit Liam Aiken (héros dans l'adaptation d'une saga littéraire pour enfants Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire). Ma meilleure ennemie est un film dont j'ai beaucoup entendu parler en mal. Je ne voulais donc pas le voir mais cette satanée curiosité m'a quand même fait zapper sur Kabel Eins mardi 17 octobre.

Parfois, je me dis que j'aimerais taire cette curiosité. Oui, l'affiche traînait devant mes yeux lorsqu'il est sorti et avec tout ce retour négatif, je voulais en savoir plus. J'aurais vraiment mieux fait de ne pas regarder le programme TV sur le site de Kabel Eins ce mardi. En effet, Ma meilleure ennemie est un film sans lequel j'aurais très bien pu vivre. Pour une fois, voici un film que je trouve tout simplement chiant. Il y a eu M/Other qui est bien plus chiant mais c'est une expérience inédite à tenter, comment un film peut torturer une personne? Mais non, Ma meilleure ennemie est chiant, lent, soporifique et j'en passe, mièvre et larmoyant. Eh non, ce n'est pas inédit, c'est un bon vieux film américain bien formatté Hollywood, tout ce qu'il y a de plus propre.

Le film met beaucoup de temps à démarrer. Chris Columbus installe les personnages, leurs situations et leurs relations. Ainsi, toute une moitié est consacrée à la haine que porte Susan Sarandon pour la belle et gentille Julia Roberts. Ah, car pour changer, Julia est toujours gentille, un véritable petit ange qui jamais JAMAIS ne se plaint alors qu'elle doit subir les sales gosses de son amant. Car les gosses eux aussi sont chiants. S'ils sont mignons d'apparence avec leurs bonnets en laine, il n'en est pas le cas du comportement qu'ils adoptent: des enfants gâtés qui ont toujours raison, surprotégés par maman... Des gosses que je trouve assez insupportables, comme en témoigne le début où le petit Liam se cache dans le placard de la Julia. Mais le pire, c'est que la Susan les monte contre la Julia. Et puis comme je l'ai vu sur Internet, en effet on parle ENCORE d'une famille riche. Arf, on en a l'habitude avec Chris Columbus, c'est vrai que tout le monde arbore un sourire Colgate dans ses films et que la famille est toujours bien bourge sur les bords comme le petit Kevin de Maman, j'ai raté l'avion (pauvre chou il est tout seul à NYC à s'éclater comme un sale gosse). En parlant de sale gosse, Kevin aussi avait une apparence d'ange, comme nos Jena et Liam.

Bref, on a donc que des personnages bourges, sûrement un prétexte pour filmer une jolie baraque et une belle promenade à cheval au clair de lune. Eh oui, car Susan elle fait ça avec ses enfants alors son mari doit gagner un sacré paquet de tunes comme elle ne bosse pas et qu'elle a le temps de tout donner pour ses pauvres choux. Tiens, le truc pas cliché, la petite Jena a douze ans et commence à s'intéresser aux garçons, du coup Jena et Julia se rapprochent car l'autre lui donne des conseils de grande soeur... Que dire aussi quand Jena engueule sa mère lorsqu'elle annonce à la famille qu'elle a le cancer O_o quelle attitude! Sa mère souffre déjà bien assez comme cela...

L'histoire est bien évidemment présente pour tirer les larmes faciles au spectateur. Seulement, c'est trop gros et comme on a que très peu de sympathie (c'est un euphémisme) pour les personnages, on s'en fiche. Finalement, rien ne touche vraiment alors que le sujet du cancer est très actuel. Julia Roberts est trop gentille, Susan Sarandon est trop méchante et possessive avec ses enfants, Ed Harris est le jambon entre les tranches de pain et semble assez absent du film. Malgré le sujet actuel, le film ne touche pas car les personnages ne sont pas assez humains et surtout, c'est chiant comme je le disais plus haut: on attend le générique de fin. Finalement, le film se concentre bien plus sur l'acceptation de Julia dans la famille de Susan et très peu sur la maladie de Susan. Et comme on s'y attend, chacune de leur rencontre vers la fin est chargée d'émotion et de Tempo pour se moucher tant tout le monde s'accepte...

Voici un mélodrame assez chiant, lent, larmoyant et un peu facile aussi avec des personnages peu sympathiques. On reconnaît la touche de Chris Columbus qui semble aimer les playbacks puisque Susan et ses enfants s'adonnent à ce plaisir sur une vieille chanson comme l'a déjà fait Kevin dans Maman, j'ai raté l'avion. C'est joliment filmé avec de jolis paysages et de jolis bonnets en laine. Le point fort de ce film se situe sans doute dans l'interprétation des actrices principales même si Julia hérite d'un rôle assez facile. On peut aussi dire que le but du mélodrame est atteint: c'est larmoyant. Bref, un film soporifique que je conseille d'éviter.

Par a-yin - Publié dans : Cinéma
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