
Avery (Richard T. Jones) a arrêté ses études lorsque sa petite amie est tombée enceinte. Aujourd'hui père de famille, il aimerait rentrer dans le droit chemin et poursuivre ses études. Pour cela, il mise sur ses talents de sportif et compte devenir champion de natation. Il voudrait se faire remarquer par une université et obtenir une bourse. Un soir, lors d'une compétition, son rêve devient réalité et Avery s'en va fêter l'événement avec ses amis de toujours: Cashmere et Dre. Avery est réticent et veut passer du temps avec sa copine mais même elle lui dit de se détendre.
Cashmere est très différent de Avery. Alors que l'un essaie d'entrer dans le droit chemin, l'autre fait sa vie comme dealer de drogue. Cashmere a eu une embrouille avec un gars dans l'après-midi. Ce qu'il ne sait pas, c'est que celui-ci s'est vengé en mettant son flingue dans sa bagnole décapotable, et qu'il a assassiné une demoiselle avec ce même flingue juste avant. Bref, Avery, Dre et Cashmere fêtent l'heureux événement en roulant un peu vite. Dre panique lorsqu'il trouve le flingue sur la banquette arrière, surtout que les flics sont à leurs trousses.
La bande se fait alors arrêter après s'être opposée aux forces de l'ordre. Ils sont envoyés en prison pour le meurtre d'une demoiselle. Pas de chance pour Avery qui voit ses chances réduites à néant. Chacun des trois amis vit la prison différemment. Cashmere se familiarise vite au milieu et s'acoquine avec Cleanup (Master P), le chef du gang afro-américain. Dre tombe sur un voisin facho qui le viole presque tous les soirs. Quant à Avery, il partage la cellule d'un vieux loup qui ne veut aucune embrouille: il n'en a plus longtemps à tirer avant d'être libéré s'il reste sage.
(En plus de se faire violer, Dre est forcé à prendre de la drogue et devient junky. A la fin, il est complètement déprimé. C'est lorsque le type qui partage sa cellule fait un rafut que Avery décide de défendre son ami. Une bagarre générale éclate et Avery et Dre sont punis. La copine de Avery réussit à faire avouer au vrai coupable qui se suicide dans sa cellule. Avery est tiré d'affaire mais une émeute éclate dans la prison. Avery et Cashmere sont prêts à se tuer mais à la fin, lorsque Cleanup tente de mettre la main sur Avery, Cashmere protège son ami. A la toute fin, les deux se réconcilient et lorsque Cashmere prend Avery dans ses bras, il se fait tirer dessus par les matons qui pensent qu'il avait une arme à la main. Avery sort finalement de taule, innocenté.)
Avis : 
Lockdown est un film réalisé par John Luessenhop en 2000. Lockdown fait partie de ces films avec des acteurs afro-américains adressés à un public... afro-américain. Le tout se passe dans un univers carcéral. On y trouve comme vedette un certain Master P, rappeur et producteur de disques. Pour continuer dans la rap industry, il y a aussi Sticky Fingaz au casting. Petite paranthèse, j'ai toujours détesté les disques produits par Master P (quelque soit l'artiste) et je n'ai jamais digéré le coup de l'album de Snoop Dogg Da game is to be sold not to be told que j'avais acheté pour la chanson Snoop World... Lockdown est passé vendredi 13 octobre vers 23h et je suis tombée dessus par hasard en zappant. Le film venait de commencer et je suis restée devant.
Lockdown collectionne les clichés. Premier cliché: les meilleurs amis ayant grandi dans le même quartier, "Big up to my homies". Et comme par hasard, les trois amis sont inséparables, et ce malgré leurs personnalités tout à fait différentes. L'un d'eux est le genre racaille née avec ses embrouilles et tout ça (il répond au blase de Cashmere). L'autre (Dre pas le Dr ni le membre de Outkast) est plutôt calme, du genre à ne pas dire grand chose, un peu suiveur. Et puis le troisième, notre héros (Avery), est le type qui veut revenir sur le droit chemin. Un gentil bonhomme qui a une famille et on en passe, faisant des efforts pour pouvoir les nourrir.
Deuxième cliché: les prisonniers. Les différents clans ethniques, le caid de la prison et sa petite bande, le vieux routier qui n'en a plus pour longtemps et qui veut rester tranquille, le trafic de drogue, et j'en passe. Afin d'illustrer tous ces côtés de la vie carcérale, nos trois énergumènes vont tomber dans des cellules différentes et vivre des expériences tout aussi différentes. Cashmere s'acoquine bien vite avec le gangsta, Dre se laisse violer par un enculé (ah non enculeur xD) de facho et Avery tombe bien entendu dans la cellule du vieux loup dont les conseils sont précieux.
Troisième cliché: la vie carcérale. Quotidien difficile, sales coups, bagarres, racisme, viols, gardiens pas cool, révoltes, bouffe dégueulasse, etc... Tout est permis en prison. Galère, galère, galère. Et heureusement pour Avery, quelqu'un de vraiment bien veut le tirer de là, car il est innocent. Alors petit à petit, on voit les trois amis s'éloigner et une amitié se créer: le vieux loup et notre héros. Mais bon, l'amitié est un sentiment dont on ne se débarrasse pas en claquant des doigts et nul doute que cela ressurgira à un moment ou à un autre. Bref, prévisible à donf.
M'enfin, la vie carcérale en a connu de meilleurs. Il suffit de citer la série OZ, une fiction dont la particularité se situe sur la narration et le côté presque documentaire. Il y a aussi des saloperies bien réfléchies. Ici, même les saloperies sont prévisibles car on est sûr de les avoir vues dans tel ou tel film. Aucune inventivité de ce côté, car même si la vie carcérale reste assez similaire d'un film à l'autre, il y a toujours un scénario différent. Eh bien là, on se fout le doigt dans l'oeil. On sait déjà quelle sera l'issue, quelles seront les galères et surtout, qui sera victime de quoi. Ca fait surtout prison de pacotille, c'est trop lisse, trop fictif.
Et je ne parle même pas de la réalisation: plate au possible. On se croirait simplement devant un TVfilm. J'ai même cherché si Lockdown n'en était pas un d'ailleurs. Quant aux acteurs, ils sont transparents, même le héros. Aucun charisme, le jeu est assez mou. Master P en petite racaille de prison, bien vu. Je l'imaginais bien dans ce genre de rôle rien qu'en voyant les pochettes des albums qu'il produit (pochettes toutes identiques: on change la couleur de fond, le nom de l'artiste, la photo de l'artiste mais toujours la même police: des grosses lettres bling bling avec diamants et or... pitoyable).
Bref, Lockdown est simplement une production fadasse et prévisible. Les clichés du film de prison sont tous présents, le héros touché par la poisse n'a pas de personnalité, l'histoire est mega prévisible et les acteurs sont mous. Rien à sauver, même pas la réalisation linéaire qui fait TVfilm. Malgré tous ces défauts, le film reste regardable mais sans saveur. On ajoute en plus le doublage allemand sur les renois du ghetto "Hallo meine grosse Schwarze" (l'équivalent allemand du "Ouais, gros").
5 petits cochons!!!
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